le TOUR du monde des RITZ

05.BRESIL

Iguazu falls !

by Cathy & Jérôme on déc.07, 2009, under 03.ARGENTINE, 05.BRESIL, CARNET DE ROUTE

Après plus de vingt-quatre heures de bus depuis la petite ville de Paraty, nous arrivons enfin à Foz do Iguaçu où se situent les fameuses chutes d’Iguazu, site classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous sommes tout proche de l’Argentine et du Paraguay. Nous arrivons en retard à Foz (forcément avec une ½ heure de pause toutes les heures…), et après avoir laissés notre « maison » (= nos sacs à dos) à la consigne du terminal de bus, nous rejoignons les chutes côté brésilien, nous avons à peine trois heures avant que le parc ne ferme. A peine arrivés, il commence à pleuvioter, pas de chance ! Le bus nous laisse près d’un sentier, où au fur et à mesure que nous marchons nous entendons le grondement sourd et croissant des chutes. Enfin nous les voyons ! C’est magique, nous avons une vue d’ensemble sur les chutes, « les grands sauts » qui se situent sur le côté argentin.

Le lit principal de la rivière, le rio Iguazu, là où se trouve la frontière entre les deux pays, se jette dans une fente d’érosion qu’on appelle la « Garganta del Diablo », la Gorge du Diable. Le débit des chutes, qui datent de 150 millions d’années, est en moyenne de 1500 m3/s et peut atteindre 6500 m3/s en période de crue ! Autant dire que les Argentins n’ont aucune inquiétude quant à un éventuel passage clandestin de Brésiliens à cet endroit…

Une passerelle nous permet de nous avancer sous les chutes, jusqu’au milieu de la Gorge du Diable. La vue est saisissante et vertigineuse ! Nous sommes alors enveloppés par un nuage de vapeur chaude, climat tropical oblige. C’est super pratique, nous n’avons pas trop les moyens de nous payer un hammam en ce moment, nous nous sommes donc offerts un nettoyage de peau gratuit, après plus de deux mois de voyage, c’est utile…

Comme pour nous narguer, au moment de repartir, le soleil commence à apparaître, ce qui donne de magnifiques reflets à l’eau.

Pour ne pas avoir à errer sac au dos fatigués après 24 heures de bus, nous avions au préalable réservé un hostel du côté argentin. Grave erreur, car malgré toute l’aide offerte par les Brésiliens, nous ratons le dernier bus qui passe la frontière (nous devions récupérer nos sacs laissés au terminal de bus…). Nous passons donc la frontière… en taxi ! Pas très routard, tout ça !

Le lendemain matin, nous nous levons aux aurores pour aller observer les chutes du côté argentin. Fins prêts, nous nous présentons au petit déjeuner à 7 heures tapantes ! Mince alors, rien n’est prêt, qu’est-ce qu’ils font… ils vont nous mettre en retard ?! Le type étonné de nous voir là, nous apprend qu’il n’est pas 7.00 mais 6.00 du matin ! Donc grâce à Jéjé qui avait assuré à Cathy qu’il n’y avait aucun décalage horaire entre le Brésil et l’Argentine, nous nous sommes levés à 05.30 !…

« Forcément », avant de partir, il commence à pleuvoir et des trombes, même le tonnerre gronde. Il ne faudrait quand même pas que nous nous fassions foudroyer pendant que nous visitons les chutes ! Comme nous ne pouvons tout de même pas rater cette merveille de la nature, nous partons quand même, armés de nos ponchos tous bleus. Arrivés sur le site, il continue de pleuvoir des cordes… sympathique !  Nous nous engageons sur les sentiers au milieu de la végétation tropicale. Il paraît que tôt le matin on peut y observer plein d’animaux, myriades d’oiseaux et papillons, des cerfs, des jaguars et des pumas… Tu parles, hormis nos fidèles amis les moustiques, toujours au rendez-vous quelque soit le temps, on ne verra pas l’ombre d’une bébête, assez folle pour sortir sous ce temps !  Nous commençons par les passerelles hautes et basses qui nous permettent de nous approcher de certaines chutes, c’est magnifique cette eau qui jaillit d’en haut et vient se fracasser dans la rivière dans un vacarme sourd.

On ne verra donc pas les magnifiques arcs en ciel et reflets irisés générés par le soleil, mais c’est tout de même très beau. Entre temps, Cathy se rend compte que le trop-plein d’eau est venu s’écouler dans ses chaussures, soi-disant Gore-tex… Flip flop dans les chaussures pendant plusieurs heures, trop agréable… Ce n’est toutefois pas étonnant, étant donné l’eau que nous nous prenons sur la tête, que ce soit du ciel, où les éclaboussures des chutes ! L’appareil photo prend également l’eau, après que Cathy l’ait fait tomber dans des rochers sur une plage au Brésil. Nous voilà donc, en schtroumpfs bleus dans nos ponchos à essayer d’étanchéiser l’appareil avec un système ingénieux absolument pas efficace de sac plastique…

A cause du niveau d’eau trop important, le bateau qui relie à l’îlot San Martin, où l’on peut aller marcher entre les des chutes, est fermé. Dommage car ça avait l’air sympa !

Nous remontons donc au train qui nous conduit jusqu’au clou de la visite, la longue passerelle jusqu’à la fameuse Gorge du Diable. C’est étourdissant, époustouflant, presque apocalyptique. Nous sommes au cœur des chutes, la puissance est incroyable, et on espère juste que la passerelle est bien ancrée dans le sol…

Dans le petit train du retour, nous rencontrons tout un équipage d’avion d’une compagnie aérienne privée spécialisée dans les transports de VIP, pilote, co-pilote et stewards, qui fait également un tour du monde… en 21 jours à bord de leur Airbus A310 pour 180 passagers à priori très fortunés, et visiblement très âgés… Escales super rapides, descentes dans des hôtels de luxe… Sympa de travailler dans ces conditions… mais définitivement, nous on préfère nos bus interminables et nos hôtels sans confort !

Grosses bises à tous… à très bientôt !

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Après Rio, Ilha Grande et Paraty

by Cathy & Jérôme on déc.02, 2009, under 05.BRESIL, CARNET DE ROUTE

Après quelques jours passés à Rio de Janeiro, nous nous rendons à Ilha Grande, une magnifique ile tropicale située à moins de quatre heures de Rio. Nous arrivons en fin d’après-midi sous un temps lourd et quand même un peu nuageux, et l’eau qui est censée être turquoise vire plutôt au vert sombre. Nous nous installons dans une petite pousada face à la mer, tenue par un couple d’allemands très sympas.

Cette petite île de 200km² reste assez authentique et n’est pas dénaturée malgré le succès qu’elle remporte depuis son ouverture au tourisme depuis 1996. En effet avant cette date, il n’y avait qu’une prison qui n’a fermé qu’en 1994. Pas de route hormis celle qui menait au pénitencier et pas de voitures non plus, sauf les deux ou trois de la police et des quelques militaires vivants sur l’ile.

Le lendemain, nous nous réveillons sous un temps magnifique et nous marchons pendant 2h30 dans la jungle pour atteindre la plage de Lopes Mendes, qui est considérée comme l’une des plus belles plages du monde.

Nous ne sommes pas déçus ! Nous arrivons tous suintants par l’humidité tropicale sur une plage sauvage et superbe, quasi déserte (on ne peut y arriver qu’à pied : 2h30 depuis le village principal d’Abraão ou ½ heure de marche depuis une autre plage à laquelle on peut accéder par bateau). Nous nous jetons immédiatement à l’eau qui doit avoisiner les 27°/28°… Elle est turquoise et transparente, et nous voyons nos pieds sans problème même avec de l’eau jusqu’au cou ! Ici quelques surfeurs et body-boards s’amusent dans les rouleaux (Jéjé regrettera ensuite de ne pas avoir essayé le surf… il faudra donc attendre l’Australie et ses requins !).

Le lendemain, journée cool à explorer le parc naturel à proximité du village, avec ses piscines naturelles, petits ruisseaux, et nous prenons un bateau taxi qui nous emmènera à une petite plage toute mignonne, bordée de cocotiers.

Le soir, nous dînons sur la plage en compagnie de Wendy et Jo, deux hollandais très sympas et cinq australiens de Perth qui séjournent dans le même hôtel que nous. Ce sera barbecue de poissons pêchés au large de l’île… Un délice, et ça nous rappelle notre voyage de noces à Bali, les ennuis intestinaux en moins (pour Jérôme) !

Samedi matin, nous décidons d’aller à la plage de Dos Rios, qui est située près de l’ancienne prison. Pour s’y rendre, il faut marcher pendant trois heures sur l’ancienne route (plutôt une piste), qu’empruntaient les bagnards avant de se faire enfermer dans ce cadre idyllique, mais qui devenait vite un enfer pour eux en raison de la température ambiante. Marcher sur cette route n’est pas des plus agréables, surtout que selon les locaux, il y a plein de serpents. Nous n’en verrons finalement aucun. En revanche, de la forêt s’échappent les bruits très inquiétants des singes hurleurs, ce n’est pas très rassurant !

Enfin arrivés à la plage, nous sommes émerveillés par sa beauté, une mer turquoise parsemée de petits rochers où viennent se jeter deux rivières, bordée par une longue langue de sable blanc elle-même surplombée par des montagnes boisées. Ce cadre magnifique, presque pour nous puisque nous ne sommes même pas dix personnes sur cette immense plage. Le bonheur en somme !

Parmi les sites les plus réputés de l’île, il y a aussi la lagune bleue et la lagune verte, où l’on peut faire du snorkelling dans des eaux bleues et vertes comme le nom l’indique. Le problème c’est qu’en ce dimanche nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée, et nous regrettons tout de suite notre choix, car nous nous retrouvons sur un bateau rempli à ras bord, en majorité de Brésiliens (en week-end ou vacances), qui vont passer leur temps à boire de la bière… Arrivés dans les lagunes, ce sont déjà cinq à huit gros bateaux qui sont déjà là et qui ont « largué » par dessus bord leurs dizaines d’occupants avec leurs masques, tubas et «frites» multicolores, sur fond de musique à fond. L’horreur, nous sommes dans un vrai piège à touristes, tout ce qu’on déteste ! Nous essayons de nous éloigner autant que possible de la foule pour essayer de voir quelque chose dans l’eau troublée par les bateaux et les touristes. Nous parvenons tout de même à voir de beaux poissons, étoiles de mer (géantes, rouges, etc.), et coraux. Sans faire les difficiles, cette journée ne restera pas dans les annales de notre voyage…

Dernier soir à Ilha Grande, il pleut légèrement, l’atmosphère est lourde et des éclairs illuminent le continent juste en face. Nous décidons tout de même de retourner au barbecue sur la plage, et à peine arrivés… coupure d’électricité ! Nous devrons donc dîner à la seule lueur de la bougie… De retour à l’hôtel, toujours pas de courant, le village est plongé dans le noir, et nous apprendrons ensuite qu’une grosse partie du Brésil a été touchée, suite à une panne au barrage des chutes d’Iguazu (que nous visiterons quelques jours plus tard) qui alimente une grosse partie du pays en électricité.

Lendemain matin, nous quittons à regret ce petit paradis pour la petite ville coloniale de Paraty, très jolie avec ses petites rues pavées, maisons en pierre et nombreuses églises.

Après une journée et demie, nous prenons un bus pour Sao Paolo (7 heures), où nous devons enchaîner immédiatement avec un autre bus de nuit (14 heures) pour Iguazu à la frontière avec l’Argentine et le Paraguay.

Au terminal de bus, nous ferons une rencontre douteuse… Notre ami Olivier en voyages d’affaires au Brésil ! Rencontre malheureusement trop brève en raison du retard de notre bus (une pause de 20 minute toutes les heures ça n’aide pas à respecter les horaires, mais c’est le rythme brésilien !), mais ça nous a fait super plaisir de te voir Olivier si loin de Paris !

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Todo bem em Brazil !

by Cathy & Jérôme on nov.23, 2009, under 05.BRESIL, CARNET DE ROUTE

Nous avons passé un peu moins de deux semaines au Brésil, et nous avons vraiment adoré le très peu que nous avons vu… Avant de nous y rendre, ce pays nous inspirait tout un tas de choses réjouissantes telles que le soleil, la samba, le foot, la plage, etc. Le rêve, quoi ! Mais le Brésil nous évoquait également des aspects beaucoup plus sombres comme la violence, les favelas, la drogue, la pauvreté… Un sentiment mitigé de fascination et d’inquiétude.

Nous sommes donc arrivés à Rio de Janeiro en avion depuis Santiago de Chile, et nous avions demandé à notre hôtel d’organiser le transfert, pour éviter d’errer dans les couloirs de l’aéroport à la recherche d’un taxi, ou encore dans le métro ! Nous n’avions réservé qu’une seule nuit à la Pousada Casa Nova, une maison d’hôtes (les nuits suivantes n’étant pas disponibles) situé dans le quartier de Santa Teresa, une petite colline connue pour y abriter des jolies demeures, un vrai petit village bobo habité par des artistes et des intellectuels (nous y avons même rencontré Carole Bouquet en sortant d’un resto !). Ce quartier est réputé pour être assez sécuritaire, en revanche, il est entouré de favelas. Super accueil de nos hôtes, Zabou et Manu, adorables, dans leur très jolie maison. Malgré la grisaille (il pleuvait presque en permanence depuis 10 jours avant notre arrivée), nous avons décidé de nous promener dans ce petit quartier qui nous a plu tout de suite.

Ce qui est super c’est qu’ils ont conservé le petit tramway en bois qui le relie aux quartiers en bas de la colline depuis la fin du 19ème siècle.

En revanche, nous ne nous sentons absolument pas à l’aise, et petit coup de stress lorsque Cathy aperçoit un type qui descend du tram en marche et se dirige d’un pas rapide vers elle et Jéjé en train de prendre des photos… « Vite Jé, il y a un type qui vient vers nous, range l’appareil et rentre dans un magasin » ! Jéjé s’exécute, et nous voilà tous les deux en pleine crise de paranoïa dans un magasin de location de vidéos, à guetter le départ du type en question ! Nous décidons donc que nous allons nous acclimater doucement à Rio et rentrons à la pousada où nous nous sentons bien en sécurité. C’est là que nous rencontrons Steve, un écossais hyper sympa avec qui nous allons passer la plupart de notre temps à Rio. Il va d’ailleurs nous entraîner à un concert de musique au Circo Voador du quartier de Lapa, un quartier réputé pour les sorties nocturnes. C’est ici que Jérôme goûtera à sa première (de nombreuses autres suivront) Caïpirinha, boisson incontournable au Brésil à base de Cachaça (rhum blanc), liqueur de sucre de canne, citron vert, et glace pilée, sous une pluie battante.

Steve a travaillé auparavant à Sao Paolo et parle donc le portugais, ce qui va nous être d’une grande aide car on ne peut pas dire que les Brésiliens parlent beaucoup l’anglais ! Nous essayons donc de communiquer en espagnol (avec le peu de vocabulaire que nous avons), et cela semble fonctionner pas trop mal.

Premier jour, vendredi, nous commençons par déménager dans une autre demeure magnifique de Santa Teresa, tenue par des amis également artistes de nos hôtes (un photographe et une actrice) qui fonctionne de bouche à oreille (pas possible de réserver en direct, avis aux intéressés, nous pouvons communiquer les coordonnées). De notre chambre, nous avons une vue grandiose sur la Pain de Sucre.

Nous décidons de partir explorer el Centro, où se trouve la majorité des beaux bâtiments de la ville (églises…), très animé en semaine car il s’agit également du quartier d’affaires, en revanche désert et réputé dangereux pendant le week-end. Le stress de l’arrivée est déjà dissipé, et nous nous sentons déjà beaucoup plus à l’aise à marcher dans les rues, à prendre le bus, mais nous restons tout de même très vigilants (pas de signe de richesse…)… C’est d’ailleurs fascinant d’observer les Brésiliens, ou tout au moins les cariocas, que nous trouvons complètement différents des voisins argentins, pourtant également très sympathiques et ouverts. Il dégage en effet des Brésiliens une attitude désinvolte, cool, une grande gaîté. Nous le constaterons d’ailleurs encore plus dans le petit resto de Santa Teresa où nous dînons, fréquenté visiblement par les gens du quartier, où il règne une ambiance très festive. Une grande ambiance festive et joyeuse au son de la samba superbement chantée et jouée par un petit groupe de musiciens. Nous sommes de plus en plus sous le charme du Brésil !

Samedi, nous allons visiter un lieu incontournable de tout visiteur à Rio, le Pao de Azucar, le Pain de Sucre. Pour des raisons financières, mais aussi pour faire un peu d’exercice, nous décidons de monter  1h30 sur la colline qui nous mène au niveau intermédiaire du funiculaire. Le sentier nous mène au sein d’une véritable petite forêt tropicale au sein de la ville, où moustiques sont au rendez-vous, ainsi que des petits singes.

Arrivés enfin au sommet du Pain de Sucre, la vue sur Rio de Janeiro est superbe. Dommage, les nuages s’accrochent sur le sommet des collines, et nous ne pouvons hélas pas apercevoir le fameux Corcovado (que d’ailleurs nous n’apercevront enfin que le troisième jour, une minute entre deux nuages !). Malgré tout, la vue est magnifique, une ville parsemée de collines, des immeubles, des favelas, tout ceci bordée par les plages dorées mythiques telles que Copacabana et Ipanema, qui contrastent avec le bleu de la mer. Superbe !

Dîner à Santa Teresa où nous goûterons à la Feijoada, le plat national brésilien, constitué de viande de bœuf, haricots (rouges ou noirs), riz blanc, accompagné de chou vert, farine de manioc et quartiers d’orange. Cathy aimait relativement bien jusqu’à ce qu’elle apprenne que les haricots étaient mijotés avec des pieds, queues et oreilles de porc salé !

Au programme du troisième jour à Rio, ce sera plage ! Direction Copacabana avec nos affaires dans un vulgaire sac plastique, suivant certaines recommandations. On a entendu parler d’un système très efficace et organisé pour détrousser les touristes, à savoir d’enfants qui jettent du sable sur les gens pendant que des plus grands volent les sacs de ces pauvres touristes qui sont occupés à chasser les garnements ! Toujours en compagnie de Steve, nous arrivons devant le Copacabana Palace, qui a hébergé un certain nombre de Grands de ce monde, et qui y est pour beaucoup dans la notoriété de la place dans le monde entier. Là, nous restons à écouter et bouger au son des percussions et grandes caisses d’un orchestre complètement déjanté.

Malheureusement la fête est interrompue par la pluie soudaine qui s’abat sur la plage (il faut dire que les nuages menaçaient déjà…). Nous nous abritons donc sous les palmiers, pendant que les gens s’enfuient dans la rue, sans même se donner la peine de s’habiller. Nous assistons donc à une scène très drôle où des Brésiliennes se retrouvent en pleine rue, trempées, arborant leurs célèbres strings au milieu des voitures !

Heureusement, il ne s’agit que d’une averse et rapidement le soleil revient, nous permettant de nous installer sur la plage, un peu désertée tout de même. Ambiance bonne enfant sur Copacabana, devenue assez populaire. Nous décidons également d’aller sur Ipanema, plus sélect, où nous sommes censés voir les cariocas les plus branchés, les corps les plus entretenus… On se rend quand même vite compte que à quelques exceptions près, le mythe de la Brésilienne ne se confirme pas forcément dans les faits (et ce n’est pas Cathy qui le dit forcément, il n’y a aucune jalousie là-dedans) ! En revanche, on ressent à quel point le culte du corps et de l’apparence compte à Rio, et que beaucoup sont là pour voir et être vus. La plage est un véritable lieu social où les cariocas font du sport (footing, « futvolei », concept brésilien de volley ball qui se joue avec toutes les parties du corps, sauf les mains !), arborent leurs plus beaux maillots de bain (string de rigueur pour les filles, short moulant pour les hommes), discutent, s’observent…

Le lendemain, journée franchement pas terrible à cause de la pluie qui ne va cesser de tomber toute la journée. Une heure de queue pour prendre le train du Corcovado, nous renonçons à cause des gros nuages qui se sont installés au sommet de la colline. Pas la peine de monter si ce n’est pour rien voir ! Notre guide du Routard nous assure que si la vue du Corcovado est bouchée il est possible de se rabattre sur le mirador de Dona Marta, dont la vue sur la baie et le Pain de Sucre est censée être en permanence dégagée. Visiblement nous nous sommes trompés de mirador, car si nous sommes dans le bon quartier, nous nous retrouvons malgré nous au sommet d’une favela, certainement pas là où les touristes viennent admirer la vue ! Quoiqu’il en soit, les 6 ou 7 policiers (géants super-armés) qui surveillent le quartier nous assurent que nous pouvons prendre l’ascenseur qui monte au sommet de la colline, en compagnie des habitants du quartier. Contrairement à ce que dit le Routard, la vue de là haut est complètement bouchée, et il continue de pleuvoir. Néanmoins, nous nous retrouvons au tout en haut d’une favela où se déroule un petit match de football (nous sommes au Brésil !) observé par de nombreux jeunes. D’ailleurs une bande d’adolescentes va aborder Jérôme pour lui poser plein de questions. Nous aurons donc une discussion amusante avec elles, heureusement Steve est là pour faire la traduction ! Un peu irréaliste comme moment, mais intéressant !

L’après-midi sera sans intérêt, car nous nous rabattons sur un  centre commercial, où nous ne pouvons rien acheter par faute de place dans les sacs, et également parce que les prix sont très élevés au Brésil !

Enfin, notre dernier jour à Rio sera ensoleillé et nous nous rendons de nouveau au Corcovado, et nous ne sommes pas les seuls à avoir cette idée (nous y retrouverons beaucoup de touristes brésiliens, car il s’agit d’un week-end de trois jours). Malgré la queue, le monde et l’aspect très touristique du lieu, nous trouvons la vue sur la ville et la baie de Rio magnifique !

Mardi matin, nous quittons notre jolie maison sur la colline, ravis de notre séjour à Rio, même si nous sommes loin d’en avoir appréciés tous les aspects. Il nous reste beaucoup à découvrir et à expérimenter (comme un match de foot dans le stade de 110 000 personnes). Nous nous rendons également compte que nous avons vécu bien au dessus de nos moyens, et qu’il est temps de revenir à un budget de routards, ce que nous aurons grand mal à tenir sur la petite île paradisiaque d’Ilha Grande, où nous allons passer les jours suivants.

A très bientôt pour la suite de notre petit séjour au Brésil !

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