06.AUSTRALIE
De la Grande Barrière de Corail à la Great Ocean Road
by Cathy & Jérôme on jan.04, 2010, under 06.AUSTRALIE, CARNET DE ROUTE
Après Sydney et le Centre Rouge nous poursuivons notre voyage au Pays d’Oz depuis Cairns, sur la côte est. Nous y retrouvons avec beaucoup de joie Chantal et Christian, les parents de Jérôme que nous n’avons pas vus depuis début septembre. Ca fait tout drôle de les revoir si loin, nous sommes en effet à environ 17.000 km de Paris ! Ensemble nous allons passer près de deux semaines à descendre 2500km en camping car la côte de Cairns à Brisbane, le long de la fameuse Grande Barrière de Corail, la plus grande du monde. Après les retrouvailles, nous nous installons dans notre camping car 6 personnes, de la marque Britz, donc tout à fait indiqué pour nous ! Nous passons notre première nuit dans un super camping au bord de la plage, C&C dans la couchette du fond, nous dans la capucine au dessus de la « cabine de pilotage ».
Le lendemain matin au réveil il fait déjà bien chaud, et on se dit que piquer une petite tête dans l’eau serait tout à fait adapté ! Sauf que là, première désillusion, les gens nous découragent de mettre ne serait-ce qu’un petit doigt dans l’eau, non à cause des requins (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas), mais des méduses qui sont présentes dans l’eau de novembre à mai ! Là vous pensez que nous ne sommes pas bien courageux, et que si on se fait piquer, on ne va pas en mourir ?! Et bien vous vous trompez, car dans ce pays où la nature est si hostile et qui détient les espèces animales les plus dangereuses du monde, la méduse « box jelly fish » est redoutable et ses tentacules qui peuvent atteindre huit mètres, arrivent à vous piquer et à vous injecter le poison dans le sang en quelques secondes… Vingt minutes plus tard, vous êtes mort ! Nous apprenons également qu’au nord du pays, il n’est pas impossible que nous croisions de charmantes bêtes dans l’eau, en l’occurrence des crocodiles d’eau salée (nous pensions que les crocodiles ne se trouvaient que dans les eaux douces), à fortiori mangeurs d’hommes ! Décidemment très hospitalier ce pays… La crainte des z’animaux en tous genres, en particulier les méduses va nous poursuivre durant tout notre périple, et malgré les filets de protection mis en place sur les principales plages et la présence des sauveteurs, nous nous baignons très timidement. C’est trop frustrant, l’eau avoisine les 27°, et Cathy – la Bretonne qui ne se baigne pas dans une eau en dessous de 20°- retourne vite sur la plage après avoir fait quelques brasses, trop stressée ! Heureusement tous les campings où nous allons séjourner sont équipés de superbes piscines, où nous pouvons nous baigner en toute sécurité.
Avant de descendre le long de la côte, nous allons la remonter le long de superbes plages jusqu’à la station balnéaire chic de Port Douglas où se trouve la très belle plage de 4 miles, un long croissant de lune doré bordée de part et d’autre par une mer très bleue et des cocotiers.
Nous ne nous contentons pas de la côte, et allons dans l’intérieur des terres qui regorge de rain forests (forêt tropicale ou jungle), rivières et cascades, comme les Crystal cascades et Mossman Gorges. Jérôme et ses parents vont d’ailleurs se rafraichir dans les eaux tranquilles des rivières. Il faut dire que le climat tropical qui y règne est parfois lourd à supporter ! Sans compter que presque partout où nous allons, nous sommes assaillis par les mouches ou les moustiques, une vraie plaie dans ce pays ! Les mouches nous collent, elles sont partout, et ont même une fâcheuse tendance à essayer de rentrer dans le nez, les yeux, les oreilles… Lors d’une promenade dans une rain forest, nous croisons quelques Aborigènes, tristement affligeants car complètement saouls, ce qui confirme les problèmes qu’ont les Aborigènes avec l’alcool, sans doute laissés pour compte de la société, même si après des années de brimade, leur situation s’est beaucoup améliorée.
Dans la petite ville coloniale de Townsville, nous allons visiter l’Aquarium HQ, qui a la particularité d’avoir réussi à reconstituer l’écosystème de la barrière de corail et où le corail parvient à se renouveler. Il faut dire que la grande Barrière de Corail nous la longeons, mais ne pouvons pas la voir depuis le continent, car au plus proche elle se trouve à 30 km de la côte. Les différents aquariums nous permettent d’apprécier l’immense richesse des fonds sous-marins, en particulier la faune, une multitude de poissons, requins, tortues, etc., de toutes tailles et de toutes couleurs. Nous pouvons même enfin voir la fameuse Box Jellyfish, qui nous empêche de nous baigner où bon nous semble ! Comme son nom l’indique son corps translucide est cubique, d’où s’échappent de longs et fins filaments.
L’un des soigneurs de l’aquarium, Alain le frenchie de l’équipe, propose à Cathy d’aller nourrir des bébés requins ! C’est ainsi que nous nous retrouvons tous les quatre dans les coulisses de l’aquarium où se trouve un bassin où nagent en effet des bébés requins et une grosse tortue. On n’ira pas dire qu’ils sont mignons quand ils sont petits, ce sont des requins quand même, même si ceux-là sont à priori inoffensifs pour l’homme ! Chantal et Cathy faire bien attention de ne pas tomber à l’eau en même temps que les bouts de poisson et seiche dans un geste trop brusque, histoire de ne pas leur offrir un déjeuner plus conséquent… Cet aquarium a aussi la particularité d’abriter un hôpital pour tortues, et le soigneur français nous explique qu’ils soignent les tortues sont en général ramenées par des pêcheurs. Ces tortues sont victimes de la pollution laissée par les hommes après qu’elles aient ingéré des sacs plastiques flottant dans l’eau, les confondant avec des méduses. Nous suivons les conseils du soigneur qui nous indique où trouver des kangourous… et enfin nous les voyons, nous qui commencions à être désespérés ! Trois kangourous (ou wallabies, nous faisons difficilement la distinction) que nous apercevons assez furtivement à la tombée de la nuit dans des sous-bois. Ils nous fixent avant que de s’enfuir par de grands bonds si nous nous approchons trop ! Les kangourous que nous verrons dans les prochains jours… seront malheureusement tous morts, renversés par des voitures…
Depuis Townswille nous nous embarquons également pour la très belle Magnetic Island. Nous commençons la journée par la randonnée du Fort, qui a d’ailleurs un petit rôle durant la 2nde Guerre Mondiale. Nous sommes entourés d’eucalyptus, l’arbre dont se nourrit le koala, et qui contient une substance nocive pour lui, qui explique la raison pour laquelle il dort la majorité de son temps, (soit environ 80%, le reste du temps, il mange ou joue). En gros, le koala est drogué ! Et soudain, surprise, Chantal repère une petite boule grise dans l’arbre… et oui, c’est bien ça ! Un petit koala endormi, ses griffes entourant le tronc, les fesses calées par une branche… Un vrai nounours, tout doux ! Notre petit 0,5% comme nous le surnommons (puisqu’il n’y aurait à priori que 200 koalas sur l’ile) ne semble absolument pas perturbé par notre présence, ouvrant l’œil à peine plus de deux secondes… Ravis de notre découverte, nous passons le reste de la journée à visiter les très belles plages de l’île.
Après Townsville, nous continuons de descendre le long du Pacifique, jusqu’à la ville très touristique d’Arlie Beach, où nous allons nous prélasser dans le lagon artificiel de 400 mètres de long. Ici, pas de requin ni méduse ! Arlie Beach est très fréquentée car elle est le point de départ de nombreuses excursions vers la Grande Barrière de Corail, et également les fameuses îles de rêve des Whitsundays. Malgré les plans, nous n’accosterons pas sur une des îles de Whitsundays, nous ne ferons que les apercevoir du bateau qui nous emmène sur une plateforme de plongée située en plein Pacifique, à proximité d’un superbe récif de corail. Avec Christian nous allons passer quelques heures à explorer les fonds en snorkelling (masque tuba). Après un premier petit stress lié au fait que nous sommes entourés de méduses, qui finalement s’avèrent inoffensives (de plus nos combinaisons sont censées nous protéger), nous nous régalons de ce que nous voyons dans l’eau. Outre les poissons d’une grande variété, nous voyons des coraux multicolores, magnifiques.
La journée s’achèvera en beauté, quelques mètres sous l’eau, car nous avons décidé de nous offrir une plongée sous-marine. Hyper (trop ?) encadrée, mais superbe ! Il s’agit même d’un baptême de plongée pour Christian, qui ressort ravi de l’expérience. Pendant ce temps, Chantal ne rate pas le spectacle, bien au sec dans les bateaux (bateau à fond plat et bateau immergé)…
Après Arlie Beach, nous continuons notre longue route, où avec de longs passages dans des zones rurales plantées de cannes à sucre et bananiers. C’est l’Australie rurale, avec des champs à perte de vue, et par ci par là des villages ou maisons isolées. Nous passons le Tropique du Capricorne sans même nous en rendre compte, ne trouvant pas la borne qui l’indique.
Tout au long de notre périple en camping car nous apprécions de prendre des pauses dans la nature où au bord des plages. Ce qui est très appréciable, c’est qu’absolument partout nous trouvons des barbecues à gaz en libre service. Les Australiens ont vraiment pensé à tout !
Lors de notre long voyage (2500 km), nous allons également beaucoup apprécier Fraser Island, la plus grande île de sable au monde. Si nous n’avons pas la chance d’être autonomes, nous sommes en effet dans un bus 4×4 conduit par « Captain Kangourou », au moins nous ne passerons pas notre journée à désensabler la voiture. D’ailleurs, nous serons bloqués à plusieurs reprises dans les chemins, à cause de voiture ensablées.
Fraser Island est une île tout simplement magnifique, où nous serions bien restés quelques jours… Ici, pas de terre, tout pousse sur le sable, il y a d’ailleurs beaucoup de végétation, des superbes forêts tropicales, où poussent les arbres les plus grands du monde. Nous n’avons vu que peu de l’île mais nous avons apprécié la 75 miles beach, une superbe plage de 120 km, qui a la particularité d’être à la fois une plage, une autoroute (nous la parcourons en véhicule), et une piste d’avion du monde (des avions de tourisme y décollent). C’est en gros la seule autoroute du monde sur laquelle on est libre de poser sa serviette ou y faire un barbecue ! En revanche, encore une fois il n’est pas recommandé de s’y baigner à cause des requins qui y rôdent…
L’île compte également des magnifiques lacs, comme le sublime Lac Mac Kenzie, un lac d’eau acide au PH de 4.7, dans lequel aucune vie n’est possible. Nous allons donc adorer nous prélasser dans cette eau de rêve, d’une pureté et d’une limpidité incroyables, et qui plus est d’une température parfaite. Le rêve… que nous quittons tous les quatre à regret !
Après Fraser Island nous allons doucement descendre la Sunshine Coast (la mal nommée car nous avons eu de la pluie).
Ici plus de méduses, et Jérôme et son père peuvent se baigner une dernière fois, sans crainte cette fois-ci (enfin ils ne s’éloigneront pas trop du bord quand même, on ne sait jamais !)… C’est ensuite, à Brisbane, que nos routes se séparent, Christian et Chantal rentrant à Paris, et nous volant vers Melbourne.
Nous remercions Christian de nous avoir bien conduits, et Chantal pour ses bons petits plats… Bon, ce n’est pas pendant ces 2 semaines que Cathy aura perdu les kilos pris en Argentine ! Nous avons bien mangé, et bien bu… D’ailleurs les Australiens ne plaisantent pas avec ça, et heureusement pour lui, Christian a affiché un triple zéro lorsqu’un policier lui a demandé de souffler dans le ballon (le premier jour où n’avions pas pris d’apéritif à midi, un comble en vacances !). Nous remercions les parents de Jérôme d’avoir parcouru tant de kilomètres pour nous rejoindre, nous avons été heureux de faire un petit bout de chemin à leurs côtés…
C’est tous les deux que nous nous retrouvons à Melbourne, où nous attend le petit van de location que nous avions loué. Heureuse surprise, nous sommes upgradés, et on nous attribue un superbe petit van très bien équipé, notre mini maison pendant une semaine, dans lequel nous allons bien nous plaire.
Nous quittons immédiatement Melbourne direction la Péninsule de Mornington, avec ses vignes, ses maisons cossues (souvent des maisons secondaires des Melbourniens), et ses cabanes colorées sur la plage. Nous dormons le long de la plage, et nous nous rendons vite compte que le temps n’est pas le même que durant les semaines précédentes, quand nous étions plus au nord. En effet les soirées et les nuits sont très fraîches, et nous qui avions bien rigolé lorsque nous avons vu le chauffage pendant l’état des lieux, avons finalement bien été contents de l’allumer quelques soirs !
Le premier matin nous prenons le bateau direction la ville balnéaire de Queenscliff, où nous allons par hasard tomber sur l’arrivée de la première femme à avoir fait l’exploit de faire le tour de l’Australie en kayak en… 11 mois ! (En réalité, elle a pagayé environ 14.000 km sur les plus de 25.000 km de côtes que compte l’Australie) Une folle furieuse ! Son kayak garde les marques de morsures d’un requin qui s’y attaqué.
De là, nous nous rejoignons la Great Ocean Road, sans doute la route la plus mythique d’Australie, mondialement connue. Une route sublime, avec sa côte déchirée, ses falaises, ses belles plages, ses criques, ses vallées verdoyantes où paissent tranquillement des vaches, ses forêts tropicales, ses villages colorés, etc.
La route débute par la ville de Torquay, la ville la plus connue d’Australie pour le surf, et sa célèbre Bells Beach. Dommage, Jérôme qui avait regretté de ne pas s’initier au surf au Brésil, ne se lancera pas sur la Surf Coast. Serait-ce lié à une petite peur des requins (surtout que les médias relatent qu’un pêcheur a vu la veille un requin blanc, non loin de là !) ? Nous continuons de suivre la côte, magnifique et très escarpée jusqu’à Apollo Bay.
En chemin nous faisons un petit détour pour le terrain de golf de Lorne, réputé pour ses kangourous qui y résident.
Avant de nous installer pour la nuit, nous suivons les conseils de l’office du tourisme de Queencliff qui indique un petit chemin à parcourir sur 500 mètres où nous avons des chances de voir des koalas. Ce n’est en effet qu’en redescendant le chemin, déçus de n’avoir rien vu que nous allons enfin voir notre premier koala (qui est en fait notre deuxième, pour ceux qui suivent !). Un peu plus loin, nous apercevons d’autres, qui prennent la pose ou nous font partager leurs cris assez particuliers. Le van étant en plein milieu du chemin, Jérôme décide de le garer sur le bas-côté sans allumer le moteur car nous sommes en descente. Cathy est tranquillement sur le chemin en train de photographier les koalas quand elle se rend compte que Jérôme est en train de foncer sur elle, en klaxonnant à tue tête, lui faisant signer de s’écarter ! Elle a tout juste le temps de s’écarter du chemin, et le van commence soudain à freiner par à-coups dans un bruit fort métallique. Enfin, à quelques mètres du virage en épingle le van s’arrête et Jérôme en sort tout blême. Ce qui s’est passé c’est que le frein n’a pas fonctionné car le moteur n’était pas allumé (boîte automatique), et que le frein à main n’étant pas un frein à main ordinaire, il n’a pas eu le réflexe de s’en servir ! Jérôme a réussi à l’arrêter en mettant la position « parking ». C’est franchement super mal fichu ! Heureusement, malgré les bruits inquiétants lors du freinage, le van ne semble rien avoir, nous en avons juste été pour une grosse frayeur. Au mieux, Jérôme aurait pu se prendre un talus, au pire écraser sa femme !
Le lendemain, sur le chemin qui nous mène au très beau phare de Cape Otway, nous revoyons pleins de koalas… en toute sécurité cette fois ci ! Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont détendus ! Certains prennent même la pose devant nos objectifs, des vraies stars !
Le phare est le plus ancien d’Australie (il date de 1848) et surplombe fièrement de 80 mètres l’Océan. Bon on passera sous silence le fait qu’on ait un peu resquillé l’entrée…
Tout au long de cette magnifique Great Ocean Road, le parc national de Great Otway nous invite à quitter la côté pour des petites incursions dans la nature, d’une beauté remarquable et d’une grande diversité. C’est ainsi que nous apprécions la fraicheur des forêts tropicales, aux arbres et fougères géants.
La Otway Fly Tree Top Walk nous permet même de nous donner de nouvelles perspectives en nous permettant de monter les passerelles jusqu’au sommet des arbres qui peuvent atteindre plus de 100 mètres de haut.
Nous arrivons en fin d’après-midi aux mythiques 12 Apôtres, ces fameux gros rochers (jusqu’à 45 m de haut) émergés de la mer. Les 12 Apôtres ne sont en fait plus que huit, les quatre autres s’étant écroulés. La côte est ici très escarpée et la mer vient se jeter contre les falaises. Dommage, la fin de journée n’est pas très ensoleillée, et nous ne voyons pas le soleil se coucher et répandre sur les rochers de belles couleurs chaudes (en bref, ce fut un coucher de soleil… sans soleil !). La vue est tout de même magnifique.
Curieux de connaitre la raison pour laquelle certaines personnes restent sur la plateforme bien que le soleil ait disparu, nous patientons et c’est ainsi que nous avons la surprise de voir arriver sur la plage des petits manchots (appelés pingouins en Australie), qui débarquent par vague par dizaines après avoir été ballotés par la mer. Spectacle magique !
Le troisième jour, mauvaise surprise, la pluie est de la partie et ne va cesser de la journée. Elle va donc mettre à l’eau (remarquez le jeu de mots !) les randonnées prévues sur les plages de la côte des naufrages (des dizaines de bateaux gisent au fond de l’eau ou sur les plages). Dommage car la côte est vraiment superbe, avec des sites fabuleux comme la Bay of Martyrs, the Arch, London Bridge, que nous allons voir brièvement sur les plateformes car nous sommes trempés par la pluie battante.
Nous traçons donc la route jusqu’à nous arrêter sur le parking de la station BP, juste devant l’entrée du Mac Donald’s pour profiter du wifi gratuit ! Nous allons y passer quelques heures à mettre à jour notre blog, depuis le van, puis dans le Mac Do même, car on a super froid ! Journée inoubliable, vous l’aurez compris. Nous arrivons en fin de journée dans le pittoresque village de Port Fairy, avec son port et ses magnifiques plages, qui marque la fin de la Great Ocean Road. Nous quittons Port Fairy le lendemain après-midi pour l’intérieur des terres direction le Parc National des Grampians.
Nous allons passer deux journées dans le Parc à randonner sur les sentiers, monter au sommet des falaises, admirer les chutes d’eau et les panoramas magnifiques. Un vrai oasis vert et reposant, un concentré de nature, où nous aurons la chance de voir toutes sortes d’animaux, oiseaux, émeus, kangourous, etc.
Après une petite semaine passée à sillonner la Great Ocean Road et le Parc des Grampians, où les paysages sont somptueux, il est hélas temps de retourner à Melbourne… Nous nous arrêtons une nuit à Ballarat et sa magnifique architecture coloniale classique, qui reflète bien la prospérité générée par la découverte de l’or dans la région à partir du 19ème siècle.
Nous arrivons en fin d’après-midi à Melbourne, et n’avons que très peu de temps pour la visiter. Dommage car selon les dires de beaucoup c’est une ville magnifique… Ca nous fera une excuse pour y revenir une prochaine fois ! Le lendemain matin, nous volons pour Sydney, où nous prenons un autre vol direction New Delhi (via Hong Kong).
Nous quittons à grand regret l’Australie, où nous avons passé un mois fabuleux, vu des paysages magnifiques, découvert de nombreux animaux et apprécié ses habitants.
L’Australien moyen nous apparait d’ailleurs comme un mélange d’Américain et d’Anglais en version édulcorée et améliorée. En somme, les Américains en moins agaçants, les Anglais en plus distingués.
Les Australiens, comme les Américains aiment le sport, le barbecue, les grosses voitures de sport flashy ou les 4×4, les cheveux décolorés, les dents blanches, les « how are you doing today » sans attendre de réponse, les plats salés pleins de sucre…
Ils ont en commun avec les Anglais le goût de la bière, les pubs, le thé, le rugby, le cricket, les horaires de travail allégés, les robes de soirée pour aller au pub, la conduite à gauche, les cheveux roux, la politesse, le flegme…
On ne sait pas pourquoi, mais on se dit que l’Indien moyen aura finalement assez peu de point communs avec l’Australien… A suivre dans un prochain article !
Joyeux Noël !
by Cathy & Jérôme on déc.24, 2009, under 06.AUSTRALIE, CARNET DE ROUTE
Nous vous souhaitons un très Joyeux Noël !
Autant vous dire que sous cette latitude nous ne ressentons pas vraiment la ferveur de noël. Cependant nous aimerions bien être à vos côtés pour ces fêtes de fin d’année.
Grosses bises à tous,
Les Touritz (sous le sapin de la place de Sydney)
De l’autre bout de la planète
by Cathy & Jérôme on déc.17, 2009, under 06.AUSTRALIE, CARNET DE ROUTE
Après 15 heures de vol sans nuit, où nous avons pouvons voir très distinctement du hublot la calotte glaciaire de l’Antarctique, nous arrivons à Sydney. L’Australie est le trait d’union entre l’Amérique du Sud et la dernière partie de notre voyage, l’Asie du sud-est, juste en plein milieu des 6 mois.
Nous savions que les Australiens étaient pointilleux à la frontière, en termes de normes sanitaires… Ils pourraient d’ailleurs créer un club avec les Américains et Chiliens sur les conditions d’immigration les plus débiles ! Quoiqu’il en soit, afin de ne pas réitérer l’expérience de passage de frontière au Chili, nous avions éliminé de nos sacs toute trace de nourriture quelle qu’elle soit, incluant d’inoffensifs sachets de tisane et soupe. Après avoir coché sur nos questionnaires que, « oui, nous avions séjourné en Amérique du Sud dans les 6 derniers jours », que « oui, nous avions marché à proximité de lacs et rivières, et sur de la terre (!) », visiblement faits très répréhensibles, nous avons eu droit à un petit interrogatoire du douanier qui nous a demandé d’énumérer les pays que nous avons visités… Ce qui nous a conduits à devoir suivre une dame qui est partie avec nos passeports faire on ne sait quoi… avant qu’elle ne revienne ¼ d’heure après avec enfin les précieux tampons ! Ce n’en était pas fini avec nous… Lors de l’inspection des sacs, nous avons eu droit à sortir nos chaussures de marche pour une inspection ! Pauvre douanier qui a dû respirer les chaussures plus tellement fraîches après les kilomètres endurés… Verdict, nos chaussures avaient le droit de pénétrer le territoire australien, et nous également par la même occasion ! On se demande si la prochaine fois, on ne devra pas se désinfecter à l’eau de javel !
David, un ex-collègue de Jérôme est venu nous accueillir à l’aéroport et nous conduit dans son super appartement avec vue sur l’Opéra, le pont et le port. Que ce sera bon de retrouver le confort d’un appartement, un bon lit, une cuisine où cuisiner !
Le premier jour, nous allons à pied sur le Sydney Harbour Bridge, que nous traversons. De là, la vue sur l’Opéra et le Harbour (le port) y est magnifique. Malgré les 14 heures de décalage horaire, nous réalisons que nous sommes bien à Sydney, ville qui nous a fait rêver depuis notre enfance. Le toit de l’Opéra, blanc immaculé, brille au soleil.
De l’autre côté du pont se trouve le quartier des Rocks, un joli quartier touristique aux bâtiments de brique. Il s’agissait à l’origine d’un quartier mal famé où s’installèrent les premiers colons, les marins… Un quartier très populaire qui faillit être rasé. Des Rocks, nous nous rendons à l’Opéra que nous voyons enfin de près et apprécions l’architecture si originale et caractéristique due à l’architecte danois Joern Utzon, qui en fait sans doute l’image la plus célèbre d’Australie, ou du moins de Sydney. Les visites se terminant à 16h00, il est déjà trop tard pour voir l’intérieur.
Juste à côté de l’Opéra se trouve le superbe Jardin Botanique Royal, une incitation au farniente en plein cœur de la ville. A l’entrée du parc, un panneau nous invite en effet à « marcher sur l’herbe, embrasser les arbres, sentir les roses, parler aux oiseaux… », tout un programme.
Nous arpentons donc les pelouses et les chemins du parc, admirant les arbres et les fleurs pour la plupart tropicales, voyons de nombreuses espèces d’oiseaux qui nous sont souvent inconnues auxquelles nous sommes malheureusement incapables de donner un nom, hormis les Cacatoes, au pelage blanc et à la crête verte, ou encore des chauves souris à la tête rousse pendues aux arbres en pleine journée. Le Jardin Botanique longe la mer, et nous avons de très beaux points de vue sur l’Opéra.
Du Jardin Botanique, nous sommes tout près de la City et du CBD (Central Business District), le quartier d’affaires de Sydney, où les différents styles se mélangent : immeubles modernes de bureaux, styles géorgien, Victorien, Art Nouveau, etc. La nuit tombant très vite, nous achèverons notre visite de la City le lendemain après-midi après avoir passé quelques heures dans les quartiers de Balmain et Glebe.
Avec notre pass super pratique qui nous permet d’emprunter les différents modes de transport de la ville, nous prenons un ferry depuis l’appartement (nous pouvons également prendre le métro ou le bus) jusqu’à Circular Quay, puis un deuxième ferry jusqu’à Balmain.
Gros coup de cœur pour ce quartier résidentiel superbe où se multiplient les maisons victoriennes colorées dans des tons neutres, certaines ayant vue sur la ville et le port. C’est décidé, si nous nous installons un jour à Sydney, c’est ici que nous vivrons !
Il y a même la boulangerie française, où nous nous sommes offert les pains au chocolat et les éclairs au chocolat les plus chers de notre vie. Peu importe, nous étions en manque d’un peu de notre petite France !
Après Balmain, nous visitons Glebe, un quartier étudiant où se trouve le campus de l’université de Sydney.
Nous rentrons pour rejoindre David et l’un de ses collègues Steve, qui nous emmènent dans un énorme pub comme l’Australie en compte beaucoup, où les gens se rassemblent après le travail (pas trop tard, ils finissent souvent vers 18/19h, les magasins fermant à 17/18h en semaine). Les trois garçons vont s’enfiler un certain nombre de bières (Cathy n’arrive même plus à compter) tout en jouant au billard. On se croirait en Angleterre, la chaleur en plus !
Le troisième jour, nous arpentons les ruelles de Paddington, un quartier chic et branché, avec ses terrace houses victoriennes qui font rêver, ses boutiques à la mode, ses galeries d’art.
Nous ne pouvons pas quitter Sydney sans aller à la mer ! Nous allons donc à la plage la plus célèbre de Sydney et sans doute d’Australie, Bondi. Un concentré de clichés sur les Australiens : dorés, les cheveux décolorés par le soleil, tous pectoraux dehors, le surf sous le bras !
Nous décidons d’aller nous baigner dans la zone autorisée délimitée par deux panneaux espacés de 15 m, en raison des courants dangereux et des requins. Pas trop rassurant quand même de savoir que les requins ne sont pas loin (l’année dernière à Sydney, 3 attaques ont eu lieu dans un intervalle de 3 semaines)… En plus, contrairement à nos attentes, l’eau est froide, seulement 21° !
Samedi, dernier jour à Sydney… On se dit qu’on y resterait bien un mois ! David est en week-end et nous conduit à la très belle plage de Manly, avec sa promenade bordée d’arbres, plus classe que Bondi.
Un petit marché s’y tient tous les samedis. Journée très sympa achevée par un peu de shopping pour Cathy, pendant que les garçons se rendent à Darling Harbour, un concentré de bars, restos, attractions touristiques…
Dimanche matin, David nous conduit à l’aéroport où nous devons prendre un vol vers Ayers Rock. Encore une fois, merci David pour ton hospitalité !
Ayers Rock, c’est le Centre Rouge du Pays, qui recense un certain nombre de parcs nationaux. Nous allons passer deux jours dans le Uluru Kata Tjuta National Parc, une des formations rocheuses les plus connues d’Australie, en plein territoire aborigène. Tout est rouge à l’horizon.
Dès la sortie de l’avion, nous comprenons pourquoi les Australiens rencontrés en Amérique du Sud nous qualifiaient de fous pour s’y rendre en plein été : il fait un soleil de plomb, pas un nuage dans le ciel, 37° à l’ombre (nous avons de la chance il faisait 45° la semaine auparavant). Nous arrivons au resort hyper touristique de Yulara qui détient le monopole des hôtels, restos, supermarché, etc., du parc, le tout relié par des navettes. Bien entendu, les prix sont prohibitifs, et rien qu’une nuit de camping dans une tente permanente nous coûte 95 dollars la nuit (soit 60 €). Nous sommes tout de même « upgradés » de tente, et on nous attribue une tente 4 personnes, composée de 4 petits lits, une table de chevet, une table et 4 chaises. Nous commettons l’erreur de ne pas louer de voiture, et les 2 seuls trajets que nous feront en navette nous coûteront 200 dollars malgré les courtes distances ! Nouveau coup de gueule de protestation !
Le premier après-midi, nous nous rendons à Uluru, le fameux roc rouge, et sa carapace craquelée de 600 millions d’années, un symbole de d’Australie. Nous commençons par visiter le centre culturel des Aborigènes Anangu qui nous explique leurs croyances (comme dans les deux esprits serpents, le python Kuniya et le serpent venimeux), leurs modes de vie, ce qu’Uluru représente pour eux… Très intéressant. Arrivés au pied du roc, nous sommes impressionnés par sa taille : 350 m de haut, 3,5 km de long pour 2,5 km de large et près de 9 km de circonférence. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de faire le tour avant que le soleil ne se couche. Encore moins le temps ou l’envie de le monter, ce que de toute façon n’est pas du goût des Aborigènes. De toute façon, on se liquéfie sur place, et des dizaines de mouches (une plaie en Australie !) viennent se coller à notre sueur…
Hormis des énormes lézards, quelques lièvres et un dingo, sorte de chien sauvage (réputé assez agressif), pas de serpent en vue…
Le coucher de soleil sur Uluru restera inoubliable, un festival de brun, de rouge, d’orange, de violet, de bleu, de vert, au fur et à mesure que la lumière décroit.
Le lendemain matin, la navette vient nous prendre à 5h00 du matin pour aller voir le lever de soleil sur les monts Olgas-Kata Tjuta, un ensemble de rochers arrondis, tous rouges également. Sur la plateforme d’observation, Cathy ne pourra pas s’empêcher de demander à un groupe d’Américains hyper bruyants de faire moins de bruit, geste qui sera salué par un sourire gratifiant de nombreuses autres personnes présentes. Petit à petit le soleil apparait, donnant de magnifiques teintes aux rochers et sur la brousse qui les entourent. Magnifique !
Ensuite, dès 06h30 nous entamons une marche de 3 heures sans la Valley of the Wind, si bien nommée car le vent y souffle beaucoup. Malgré la sécheresse (il ne pleut presque jamais), c’est étonnant de voir des arbres très verts.
Question faune, nous ne verrons pas de serpents (seulement les traces dans le sable), de kangourous… mais des dromadaires (de loin) !
D’ailleurs, on se demande si les kangourous en Australie, ce n’est pas une vaste fumisterie, un truc pour faire venir les touristes étrangers… Soi-disant qu’il y en a partout, tu parles ! Toujours pas l’ombre de ces petites bébêtes sympathiques… Ne parlons pas des koalas !
Après un après-midi à se rafraîchir à la piscine, Jérôme, un français séjournant également au camp nous propose de nous emmener en voiture voir un nouveau coucher de soleil à Uluru. On ne s’en lasse pas !
Le lendemain, nous quittons Ayers Rocks, destination Cairns, où nous attendent les parents de Jéjé pour une descente en camping car jusqu’à Brisbane, le long de la Grande Barrière de Corail… A suivre dans le prochain post !