le TOUR du monde des RITZ

Du centre du VietNam au delta du Mékong, en passant par Saïgon

by Cathy & Jérôme on fév.10, 2010, under 09.VIETNAM, CARNET DE ROUTE

Nous arrivons à Huê, l’ancienne capitale du Vietnam, située dans le centre du pays, la mer est à moins de 20 km. La ville s’étend le long de la Rivière des Parfums la coupe en deux : d’un côté la ville moderne, de l’autre, la vieille ville, qui correspond à l’ancienne cité impériale, classée au patrimoine de l’Unesco.

Nous commençons par aller explorer celle-ci en compagnie de Jost, un Suisse que nous avions rencontré dans le train de Sapa. La Cité Impériale, nichée dans l’enceinte de la Citadelle, face à l’imposante Tour du Drapeau, a beaucoup souffert des bombardements américains de 1968, la ville étant située le long du 17ème Parallèle. On y voit notamment le très beau Temple du Culte des Empereurs Nguyen, la porte Ngo-Môn, où l’empereur faisait part de ses décisions, le Palais de la Suprême Harmonie, salle du trône aux colonnes laquées de pourpre et jaune. Malgré l’aspect général un peu désolé et mélancolique (de nombreux chantiers en cours, et rien qui ne semble réellement terminé), c’est assez sympa de se promener dans les ruines. Après la visite, nous accompagnons Jost pour un repas… indien, comme quoi Jérôme n’est pas rancunier !

Mais les véritables trésors architecturaux de Huê sont en dehors de la ville, le long de la Rivière des Parfums. Ce sont les tombeaux des empereurs Nguyen (1802-1845), que nous allons visiter en moto. Jéjé n’étant pas sûr de pouvoir conduire une moto semi-automatique ni de s’orienter dans la campagne environnante, nous avons loué les services de deux gentils chauffeurs qui nous conduisent prudemment toute la journée. Nous commençons par le Tombeau de Minh Mang, qui a régné de 1840 à 1843. Signalons que ce vigoureux empereur n’avait pas moins de 30 femmes, 300 concubines et 142 enfants ! Pas étonnant alors qu’une grosse partie de Huê ait encore du sang royal ! L’ensemble de temples et de pavillons s’intègre parfaitement dans les collines et le petit lac environnant, et dégage une ambiance très zen. Rien à voir avec le Tombeau de Khai Dinh, un empereur hyper mégalo, qui s’est fait construire un mausolée d’un mélange oriental et occidental, donnant un rendu hyper kitsch. Complètement à l’image du personnage qui portait une « bagouze » à chaque doigt. Cet empereur n’était pas du tout populaire, encore moins après qu’il ait augmenté les impôts de 30% pour financer la construction de son mausolée.

Jéjé à l'arrière de la mobylette. Il n'a pas l'air un peu tendu ?

Franchement, ils n'auraient pas fait le poids ces soldats !

Nous visitons également deux pagodes dont la Pagode de Thien Mu, un temple assez sobre le long de la rivière des Parfums, où nous pouvons observer de jeunes bonzes méditer ou allumer de l’encens. Très reposant !

Avant de retourner à Huê, bien qu’on commence tout de même à avoir un peu mal à nos « petits » derrières, nous demandons à nos chauffeurs de faire un petit détour dans la campagne afin d’aller admirer les rizières. Celles-ci ne sont pas extraordinaires, rien à voir avec les rizières en terrasses, mais joli à voir tout de même.Avant de retourner à Huê, bien qu’on commence tout de même à avoir un peu mal à nos « petits » derrières, nous demandons à nos chauffeurs de faire un petit détour dans la campagne afin d’aller admirer les rizières. Celles-ci ne sont pas extraordinaires, rien à voir avec les rizières en terrasses, mais joli à voir tout de même.

Après Huê, nous rejoignons la jolie petite ville de Hoi An, le long de la côte. Enfin du soleil et de la chaleur, ça commençait à nous manquer ! Nous nous installons confortablement dans notre hôtel 3 étoiles bradé à 15 $ au lieu de 36 $ (encore une petite combine locale où notre chauffeur de bus nous dépose au pied d’un l’hôtel, au lieu de la station de bus, où nous sommes accueillis par de charmantes jeunes filles qui nous incitent à venir voir une chambre… et ça marche !). Cette ville est réputée pour ses très belles demeures en bois, des vestiges de la période très prospère où elle était située sur la route de la soie, et où de riches marchands y installèrent des comptoirs et construisirent de grandes et solides maisons en bois. Divers styles architecturaux cohabitent à Hoi An : chinois, japonais, français, et les maisons ont été très bien rénovées, souvent transformées en boutiques et restaurants. Même si la ville est devenue très touristique et mercantile, on s’y sent bien ! D’ailleurs, Cathy a bien su résister à la tentation de se faire faire des vêtements sur mesure dans un des innombrables tailleurs que compte la ville. Les maisons aux façades colorées, la rivière, son marché pittoresque et animé, les petits temples, le pont japonais en bois, une nourriture fine et réputée… tout cohabite parfaitement !

Le petit pont japonais de Hoi An

Une robe sur mesure ? Non, franchement pas la tenue la plus adaptée pour le moment...

Au gré de nos déambulations nous rencontrons de belles personnes, qui acceptent de prendre la pose… Bon, comme nous n’osons pas toujours demander, nous vous avouons que quelques photos sont un peu « volées » !

Hoi An, c’est également la ville des lampions, féeriques le soir venu…

La mer se trouve également à quelques kilomètres et nous nous y rendons en vélo en traversant une très belle campagne, principalement des rizières bordées de cocotiers. La plage principale est très belle, un vrai croissant de lune. Dommage que les autres plages alentours, désertes, ne soient pas entretenues, et qu’elles soient par endroits jonchées de déchets. Pas de baignade ni même de bronzette pour nous au programme (nous attendrons la Thaïlande), juste un poisson grillé mangé sur la plage, presque seuls au monde… Le bonheur en somme !

Dernier jour à Hoi An, nous découvrons avec bonheur une boulangerie où nous allons savourer un gargantuesque petit déjeuner : panier de pains et viennoiseries succulents (vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point le pain français nous manque), salade de fruits, jus de fruits, expresso (jusqu’ici on nous servait seulement du café infâme… Pleins de force et de courage, nous décidons de louer un scooter et d’affronter la circulation Vietnamienne pendant les 90 km (notre Routard en annonçait 20 de moins) à parcourir aller et retour jusqu’au site archéologique de My Son, dont il ne reste que des ruines, le lieu ayant largement bombardé par les américains. My Son avait été crée comme lieu saint par l’empereur Bhadravarman à la fin du IVème s, et devint un centre religieux et politique au fil des siècles, puis la Capitale du Royaume du Champa (influence hindoue d’abord puis bouddhiste). C’est la fin de la journée, le site est désert, aucun groupe de japonais à l’horizon, nous pouvons donc errer à notre guise au milieu des beaux monuments, tours, cours. Outre la visite, nous avons adoré parcourir la campagne en deux-roues, où nous avons pu admirer les magnifiques paysages, observer les gens travaillant dans les rizières, répondre aux nombreuses salutations des gens et enfants que nous avons rencontrés, parfois étonnés de voir deux touristes égarés dans leur campagne. Partout des sourires, des gestes amicaux, qui nous font tant apprécier le voyage. En tout cas, Jérôme mérita haut la main son diplôme de conduite au Vietnam !

Station essence locale... Ah si on était si bien accueillis au Total de Porte Maillot !

Comme nous n’avons pas trop envie de faire deux jours de bus pour atteindre Ho Chi Minh-Ville (ex Saigon), ni même de s’arrêter sur la côte sud-est, nous prenons un vol depuis Danang.

Nous ne pouvons pas dire que nous allons faire preuve d’une grande volonté à visiter Saigon, réputée pour être mercantile et vénale. Nous constatons tout de suite que la circulation y est bien plus intense qu’à Hanoi, qui est pourtant la capitale ! Ici les quartiers sont découpés en arrondissements et les avenues sont rectilignes. Nous sommes basés dans le quartier routard, plein d’anglo-saxons dont la seule préoccupation semble être de se saouler à une des nombreuses bières locales (la Saigon, etc…). Au secours, fuyons ! Qui plus est, il fait une chaleur étouffante, à laquelle nous n’étions plus habitués, et avons du mal à parcourir 100 m sans vouloir s’asseoir.

Et on fait comment nous pour traverser ???

Un nostalgique de la Guerre du Vietnam ?

Nous ne restons donc que deux jours, nous décidons tout de même d’aller voir les vestiges du colonialisme français qui a tout de même laissé de très beaux bâtiments, tels que la Poste Centrale ou la Cathédrale Notre-Dame et de magnifiques demeures. Nous allons également visiter le Musée de la Guerre (du Vietnam forcément !). Même si le musée est totalement partial (seul le point de vue vietnamien est représenté et aucune mention des atrocités commises par les Vietcongs), les photos, les témoignages sont bouleversants, dérangeants, et nous font encore plus détester la guerre.

Après Hanoi, notre prochain but est de rejoindre le Cambodge en remontant le mythique Mékong. Petit désaccord chez les Touritz : Jéjé préfère la facilité de passer par une des nombreuses agences qui proposent un transfert en groupe de Saigon jusqu’à Phnom Penh en 2 ou 3 jours tout en combinant des arrêts et activités touristiques le long du Mékong (qui plus est les tarifs sont imbattables), Cathy elle préfère l’autonomie et la liberté de nos déplacements et faits et gestes… ainsi que toutes les petites galères que cela entraine (puisque à lire les guides touristiques, il semble très difficile de remonter le Mékong sans structure organisatrice) ! Devinez qui a gagné (ou qui a laissé l’autre « gagner ») ?!

Nous commençons donc par rejoindre la ville de Vinh Long en minibus que nous avions réservé auprès de notre hôtel. Belle performance : 4 heures pour 136 km, soit une moyenne de 34 km/heure, ce qui nous laisse le temps d’admirer le paysage !

Arrivés au terminal de bus de Vinh Long, point de taxi… Bon, pas trop le choix, nous nous décidons à monter à bord des motos taxis, chacun le sien, le chauffeur devant conduire et tourner avec nos énormes sacs à dos entre les jambes. Mais non, ce n’est pas dangereux :-(

On espère juste qu'il n'y aura pas trop de virages ! Pas super pratique de conduire avec un sac entre les jambes et un Jéjé à l'arrière !

Vinh Long est réputée pour son marché qui se déroule tous les jours, la région étant très productrice de fruits grâce à la richesse de ses terres bien irriguée par les nombreux bras du Mékong (1 hectare de vergers rapporte autant que 5 hectares de rizières !). Joli marché en effet, plein de couleurs et d’odeurs… pas toujours bonnes (mélange de Durian, le gros fruit vert dont l’odeur évoque le vomi et les égouts – spéciale dédicace à nos amis avec qui nous avons voyagé en Malaisie au cours de l’été 2008, et odeurs de diverses bestioles séchées non identifiées…).

Le durian c'est ce fruit vert avec des piques. Joli, mais dégage une odeur nauséabonde 1 km à la ronde !

Nous prenons le bac pour l’ile d’An Binh, juste en face de Vinh Long. Nous sommes avec les habitants (et leur deux-roues) qui rejoignent leur île après le travail ou l’école sur le continent.

Le bac qui nous emmène sur l'ïle d'An Binh

A peine débarqués, nous nous faisons accoster non pas par un tuk-tuk ici mais par des chauffeurs de mobylettes qui nous proposent de nous faire le tour de l’île. Nous déclinons l’offre car nous avons l’intention de louer des vélos, bien plus pratiques pour se balader. Nous viennent alors des envies de noyer dans le Mékong le pépé qui nous refuse la location de ses vélos quand celui-ci feint de ne pas nous comprendre, nous qui nous évertuons à lui montrer les vélos. C’est bon, on a compris, il est de mèche avec les motos-taxis qui font le pied de grue devant la boutique. Passablement énervés (forcément on n’aime pas être pris pour des c…s), c’est donc à pied que nous nous aventurons dans les petits chemins. Nous n’irons pas très loin, mais c’est très intéressant et dépaysant de voir où et comment vivent les gens sur cette île, dans des maisons en bois, sur des cabanes en pilotis. Nous croisons de nombreux habitants, enfants, poules, cochons, etc. qui nous saluent gentiment (enfin pas les poules ni les cochons). Les enfants nous crient sans cesse « Hello, hello », et c’est le chahut si nous allons les prenons en photo !

Des sourires...

...encore des sourires

Comme il fait chaud et soif, nous nous arrêtons dans une micro-épicerie tenue par une mère et une fille adorables. La fille parle très bien anglais, et nous allons passer un moment assis à discuter, rire… Cathy rira un peu jaune quand Jéjé se fera littéralement draguer sous ses yeux par une amie de l’épicière qui lui fait demander l’âge de Jérôme, car elle le trouve « awesome », c’est-à-dire beau ! Forcément, l’île ne regorge pas de grands blonds aux yeux bleus, et Jérôme est ici très exotique ! Super moment passé dans cette épicerie, de voir les clients amusés par notre présence, et les deux épicières plutôt fières !

C'est la fête à l'épicerie de l'île !

Le soir, nouveau moment épique lorsque nous décidons d’aller manger dans une petite gargote locale, où le menu n’est qu’en vietnamien et que personne dans la famille ne parle un mot d’anglais. Voilà Jéjé qui s’évertue à faire comprendre que Cathy ne veut qu’une soupe de légumes. Ce fut très fastidieux ! Heureusement qu’elle ne voulait pas de poulet, car il en aurait été quitte pour mimer la poule ! Nous mangeons finalement très bien… pour le repas probablement le moins cher de notre voyage : 20000 dongs/personne, soit 75 cts d’euros !

Le lendemain matin, nous partons pour le tour privé que nous avons pris le luxe de réserver la veille auprès d’une petite agence organisant des tours sur le Mékong.

La vie sur le Mékong...

C’est donc au petit matin que nous partons sur ce fleuve mythique en bateau accompagnés de notre guide francophone pour le célèbre marché flottant de Cai Be, un marché de gros où viennent les commerçants du delta. Chaque bateau est spécialisé dans un fruit ou un légume, brandi au bout d’une perche qui sert d’enseigne. Petite déception, car nous arrivons à 08h30, ce qui est encore tôt, mais l’animation escomptée n’est pas au rendez-vous : il n’y a au final pas tant de bateaux que ça, alors que nous sommes à moins de trois semaines du Têt, le nouvel an chinois et que le marché est censé redoubler d’animation. Nous accostons pour voir des petites fabriques locales (feuilles de riz pour les rouleaux de printemps, bonbons à la noix de cocos…), qui sonnaient beaucoup trop touristiques de prime à bord et que nous allons finalement trouver assez intéressantes et amusantes. Au retour de Cai Be, nous croisons de nombreux bateaux, transportant toutes sortes de choses : des fruits, du sable (extrait du fond du Mékong et servant à la construction des maisons)… La vie en somme !

Le marché flottant de Cai Be

Chaque bateau est spécialisé dans le fruit ou le légume accroché à la perche

C’est alors que nous constatons que le Mékong est bien soumis aux marées, car l’eau a baissé et nous peinons à avancer, notre bateau raclant même plusieurs fois des troncs d’arbres qui se trouvent dans le lit du fleuve ! Ouf, nous arrivons tout de même sur l’île de An Binh, où toujours accompagnés de notre guide, nous parcourons les petits chemins à vélo dans la végétation luxuriante, traversant des petits ponts de bois dont on ne parierait pas sur la solidité, longeant les bras du Mékong et les vergers qui regorgent de fruits exotiques : ramboutans, jacques, caramboles, mangues, durians, pamplemousses… dont nous nous délecterons après le déjeuner (il ne manquait que les mangoustans). Des ramasseurs de ramboutans jettent même des fruits à Jérôme qui les prend en photo. La journée sur le Mékong se termine en pirogue, au raz de l’eau, un vrai moment de sérénité.

Que c'est charmant ces ramboutans sur les oreilles de Jéjé !

Le ridicule ne tue pas...

Après deux jours très sympas à Vinh Long, nous la quittons pour une autre ville du Delta, Chau Doc. Le problème c’est qu’il n’y a pas de bus entre les deux villes. C’est ainsi que nous avions demandé à l’agence de notre tour sur le Mékong de nous organiser un transfert entre les deux villes qui va s’avérer épique ! Cela débute par une quinzaine de kms à moto avec les sacs à dos… bon, ça on avait déjà fait en arrivant ! Sauf que là, les chauffeurs s’arrêtent sur « l’autoroute » (une grosse route ni plus ni moins), avec pour mission d’arrêter le premier bus ou minibus (plus confortable, climatisé, plus rapide…) qui passera en direction de Chau Doc.

Cathy en train d'attendre qu'un bus veuille bien nous prendre sur la route...

Cinq minutes à attendre, et ils font arrêter un bus… comment dire… très local… Aucun touriste dans le bus (pas vraiment le genre de bus que réservent les touristes), que des Vietnamiens ! A peine monté à bord, Jéjé reconnait que Cathy a bien eu raison de ne pas prendre les tours organisés de Saigon, et qu’il s’amuse bien plus ainsi ! A peine deux minutes après que nous soyons montés à bord, notre chauffeur s’arrête à une sorte de cafétéria (l’aire d’autoroute locale), où sont également arrêtés des minibus flambants neufs en direction de Chau Doc également. Nous ne nous posons pas trop de questions quant à savoir pourquoi nos chauffeurs de motos ne nous ne nous ont pas conduits ici au lieu d’arrêter un bus au milieu de la route, nous aurions ainsi eu le choix de notre bus ! Enfin, nous repartons dans notre bus, qui ne va cesser de s’arrêter sans cesse pour faire monter ou descendre les gens. Nous avons entres autres droit au type qui transporte une douzaine de paniers contenant chacun un coq, le père qui fait faire pipi par terre à son petit sur le sol du bus, au débarquement pas la fenêtre d’une centaine de paquets colorés qui jonchaient à l’arrière du bus, etc. Que des situations cocasses qui vont bien nous amuser ! Et puis aucune crainte, nous sommes bien protégés ! Le copilote n’oublie pas d’allumer régulièrement de l’encens devant les fleurs et la représentation de Ganesh ou quelconque divinité (qu’il va d’ailleurs allumer le tableau qui s’illumine et fait de la musique trop kitsch pour amuser Cathy !) qui se trouvent sur le tableau de bord.

Des bananes, des fleurs, de l'encens... c'est bon, on est protégés par les divinités !

Arrivés à Chau Doc après un trajet mémorable, nous reprenons un moto-taxi pour trouver un hôtel, qui s’avèrera un peu glauque et sans eau chaude). Nous allons y passer une journée. Outre l’habituel marché, nous nous rendons en cyclo-pousse au Mont Sam, une sorte de montagne sacrée de 230 m de haut dans ce paysage très plat, où les Vietnamiens viennent en pèlerinage. Plusieurs temples et pagodes se trouvent au pied du mont, mais les versants sont parsemés de petits oratoires creusés dans la roche. Du sommet la vue sur les rizières et le Cambodge est magnifique. En redescendant un gentil bonze nous offrira du thé au jasmin. C’est ici que s’arrêtera l’échange car le sage ne parle pas un mot d’anglais, mais le sourire parle de lui-même…

On teste les moyens de transport locaux !

Enfin le sommet du Mont Sam après une heure de marche sous la canicule !

Un gentil bonze qui nous a offert le thé

En revenant à Chau Doc, bien que Jéjé ne soit pas décidé à refaire un tour en bateau sur le Mékong (sous prétexte que c’est cher et que nous reprenons un bateau pour le Cambodge le lendemain), Cathy profite du fait qu’il soit en train de prendre des photos des Vietnamiens montés à 4 ou 5 sur les mobylettes pour trouver en douce un gentil batelier qui va nous emmener pendant plus d’une heure sur sa barque pour moins de deux euros ! Quel bonheur de glisser sur l’eau, sans moteur ! Il va nous conduire vers un village flottant où des gens vivent sur de véritables petites maisons flottantes ou encore des bateaux, avec enfants, animaux. Encore une fois les gens nous saluent chaleureusement. Nous nous rendons également dans un village Cham (musulman), où notre adorable batelier va même jusqu’à nous offrir des petits pains chauds. Des petits enfants s’ébrouent joyeusement dans le Mékong (ce n’est tout de même pas le Gange, mais on ne les imiterait pas, surtout qu’il y a des petits serpents d’eaux noirs) !

Cathy bercée par notre glissement sur le Mékong...

De retour sur la barque, nous voyons le soleil se coucher sur le Mékong, et nous revenons comblés de cette dernière petite balade sur ce beau fleuve mythique et de notre dernier jour au Vietnam. Nous avons d’ailleurs passé trois semaines très agréables dans ce beau pays que nous avons beaucoup apprécié ainsi que ses habitants. En effet, nous trouvons que les Vietnamiens ne méritent pas (dans la grande majorité) la mauvaise réputation qu’on leur attribue, et que si ce n’est certes pas le peuple le plus chaleureux de prime abord et le moins vénal… il n’en reste que nous avons trouvé les Vietnamiens plutôt gentils et souriants. Selon Jérôme, c’est qui plus est au Vietnam que nous aurons rencontré les plus belles femmes depuis le début du voyage (et non les Brésiliennes…).

Un papy qui a l'air plus que centenaire...

L’ambiance sera bien différente de notre petite barque à bord du bateau rapide que nous prenons le lendemain, pendant 7 heures jusqu’à Phnom Penh. Ce fut notre passage se frontière le plus original que de le passer sur l’eau. Un simple ponton amarré sur le fleuve côté vietnamien, et du côté cambodgien un poste frontière situé dans un jardin.

Notre mode de transport pour passer la frontière: l'embarcation à gauche sur la photo !

Le poste frontière vietnamien...

... et le poste frontière cambodgien !

Nous vous écrirons bientôt ici notre article sur le Cambodge, où nous n’avons malheureusement passé qu’une semaine, mais quelle semaine ! Restez donc connectés !


7 Comments for this entry

  • Lolo

    Une belle page de rêve encore!
    Mais non, tu n’es pas ridicule mais charmante avec ton joli chapeau Cathy! Vos portraits sont sublimes, vos sourires aussi, c’est un régal de vous lire…
    Bises
    Lolo

  • Ch&Ch

    Vous avez beaucoup de courage de partir ainsi à l’aventure, mais vous êtes bien récompensés. Et nous nous sommes enchantés de voir encore de superbes monuments et paysages. Vos rencontres ont été particulièrement sympa dans ce pays. Rassure toi Cathy, le chapeau vietnamien te va très bien.
    C’est promis comme le suggère gentiment Béa, Chantal préparera la baguette parisienne, les viennoiseries, un bon café pour votre retour.
    En attendant, bon séjour en Thailande
    Ch&Ch

  • Béa

    Coucou les toutou les toutou les Touritz

    Non pas trop de viennoiseries quand même au retour pour Cathy chou, car je crois qu’elle s’est fait bien plaisir culinairement parlant pendant ce TDM :-)
    Mais tu as l’air rayonnante et en pleine forme…

    Qu’est ce qu’ils sont souriants sinon les Vietnamiens !
    Grosses bises

  • Coco

    Hello !!!
    Et non, nous ne vous avons pas oublié…, juste au ski, bonne neige, temps agréable et les enfants de vrais champions! Nous allons déménager pour la montagne, il faut juste décider Laurent…, tout comme pour faire le tour du monde! Pour info, Mattéo est passé de la 2ème à la 3 ème étoile et il l’a

  • Coco

    Suite, mauvaise manipulation après la défaite de Rennes 1-2 contre Lilles (…).
    Mattéo a donc eu sa 3ème étoile, un vrai casse-coup!!!
    Il ressemble à sa marraine, un futur baroudeur.
    Vos photos sont magnifiques, portraits splendides. Jéjé n’est pas plus ridicule avec ses ramboutants que Cathy avec son chapeau…, il faut se mettre dans l’ambiance. J’imagine Cathy allongée dans son hamac et attendre son bus à Paris… Profitez, mettez plein de Bonheur dans vos poumons avant votre rentrée!
    Gros bisous, Coco

  • jl

    hola hola les voyageurs impénitents
    Dernière ligne droite ! Nous vous attendons maintenant avec impatience, à moins que vous vous soyiez perdus dans le labyrinthe du Mékong, ou que Jérôme ait décidé d’ouvrir une épicerie sur l’ile An Binh ! (sacré Gégé). Bravo pour avoir su sortir des sentiers battus au Viet Nam . Bisous bisous jl (papa)

  • Andrée et Carl

    Salut vous deux,

    Vous ne lâchez pas, gang de chanceux, on vous envie.
    Vous êtes toujours aussi énergiques, c’est vrai que vous êtes plus jeunes! Je le dis tous les jours à Carl:  » On aurait dû faire un tour du monde comme Cathy et Jérome! » Nous, on travaille, on s’entraine pour le marathon de Burlington et on écoute les Jeux olympiques. La petite vie… On pense à vous et on s’ennuie… Andrée et Carl Grosses bises!

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