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Hong Kong
by Cathy & Jérôme on jan.25, 2010, under 08.HONG KONG, CARNET DE ROUTE
Après notre départ prématuré de l’Inde, nous arrivons à Hong Kong. Dans l’avion, une étrange épidémie de vomissements se déroule autour de nous. Heureusement, nous n’avons rien, mais nous nous demandons ce qui se passe, s’agit-il d’un empoisonnement collectif ?
A peine arrivés à Hong Kong, nous ressentons le même choc que nous avions ressenti en arrivant à Delhi depuis Sydney. Cette fois-ci dans le sens inverse ! Nous sommes en effet ébahis par toute cette modernité qui nous entoure. Les buildings, les trottoirs, les feux rouges, les grosses voitures, les néons, les centres commerciaux… C’est comme-ci nous avions oublié tout ça, et qui nous revenions d’une autre planète ou d’un autre siècle !
Fatigués par le voyage, nous prenons tout de même le temps de nous reposer dans notre mignonne petite chambre d’hôtel de Kowlown (la péninsule qui fait face à l’île de Hong Kong), récemment ouvert par 2 garçons adorables, Simon et Wilson. En plus d’être fatigué, Jéjé commence à ne pas se sentir bien… A peine arrivés dans le centre de Hong Hong, nous rentrons en urgence. Et oui, c’est une bonne tourista qui attend Jéjé ! Aucun doute, il s’agit bien d’un empoisonnement alimentaire… survenu pendant le dernier repas servi par Cathay Pacific mais préparé en Inde ! Et oui, après avoir réussi à être épargné pendant notre séjour en Inde (enfin relativement car il y a bien eu quelques petites alertes), le dernier repas indien fut fatal à Jéjé…
Enfin sur pieds après deux jours, nous partons enfin explorer Hong Kong, une ville aux multiples facettes… Nous sommes saisis par les contrastes qui règnent dans cette ville. D’une part les gratte-ciel hyper modernes, les centres commerciaux luxueux. D’autre part les petits temples bouddhistes ou taoïstes, les marchés traditionnels comme le marché de Jade. Manhattan et Pékin à la fois. Tout ça cohabite très bien sur ce petit espace. Hong Kong est un des territoires les plus peuplés au monde avec une densité de 6 357 habitants/km². Près de sept millions d’habitants s’entassent sur 1092 kilomètres carrés. Mong Kok, l’un des quartiers de Kowloon, serait l’endroit de la planète avec la plus forte densité de population au monde, avec des chiffres allant de 150 à 200 000 habitants au km² !
Nous sommes fascinés par l’architecture de Hong Kong Central, le quartier des affaires où les gratte-ciel futuristes et immenses comme la Bank of China Tower. Le quartier est extrêmement dynamique, et nous croisons beaucoup de « costumes cravates » Chinois ou étrangers expatriés qui se pressent à rejoindre leurs buildings. Hong Kong est essentiellement tertiaire, et est même le troisième centre financier du monde. Nous allons même visiter Exchange Square, la deuxième bourse d’Asie afin de jeter un œil à la salle des marchés (les photos n’étaient pas autorisées). Bon, on ne peut pas dire qu’il y avait une agitation d’enfer, nous étions loin de la bourse comme on l’imagine, et on les a trouvé bien calme ces brokers ! Et oui, même pas un seul qui ne crie ou même ne s’arrache les cheveux au téléphone. L’espace d’un instant, Jérôme se prend pour un trader, en témoignent les photos.
Nous quittons vite les lieux car cela commence à évoquer le travail à certains… et forcément, nous ne vous cachons rien en vous disant que ce n’est pas forcément ce dont nous avons envie de penser en ce moment ! Nous allons donc flâner dans les ruelles de Soho, où se multiplient les petits bars, restos et boutiques en tous genres, et de Sheung Wan, un quartier traditionnel d’échoppes hors du temps : œufs, plantes médicinales, poissons et fruits de mer séchés, nids d’hirondelles, racines de ginseng, ailerons de requins, etc… Souvent nous sommes bien incapables d’identifier le contenu des étalages, ou l’utilité, tellement ils regorgent de choses bizarroïdes ! En tout cas Cathy a parfois bien du mal à ne pas se boucher le nez tellement les odeurs sont écœurantes…
Après cette balade agréable, nous allons admirer la vue sur les buildings et la baie de Hong Kong depuis la terrasse de la Peak Tower après avoir pris le tramway (qui existe depuis 1888), si vertigineux que les buildings semblent se coucher. C’est la fin de la journée, les gratte-ciel commencent à s’illuminer, c’est magique !
Depuis la promenade de Tsim Sha Tsui, le quartier où nous résidons et que nous pouvons rejoindre soit par bateau soit pas métro depuis l’île de Hong Kong (le réseau de transport est super moderne), nous avons également une magnifique vue sur les buildings, dont les lumières se reflètent dans l’eau. Chaque soir à 20 h c’est la Symphony of Lights, quand de nombreux buildings s’illuminent des deux côtés du Victoria Harbour pendant 10 mn à grand renfort de faisceaux lumineux, couleurs, etc.
Tsim Sha Tsui, c’est l’artère qui coupe Kowloon en deux, sous les néons des enseignes tape-à-l’œil de restaurants et de centres commerciaux. Nous nous rendons compte que malgré plusieurs mois loin de Paris, Cathy n’a pas tout perdu de ses habitudes de petite Parisienne pour le shopping… mais si la tentation de faire des emplettes est (très) grande… la raison sera plus forte ! Il faut dire que les quinze et quelques kilos qu’elle porte sur son dos régulièrement ne la poussent pas forcément à se charger davantage de vêtements ou objets de décoration. Mais quand même porter les deux mêmes pantalons (et il faut voir les pantalons, du meilleur look avec le zip au dessus du genou… !) depuis quelques moins finit par lasser !
Nous allons également errer dans les quartiers de Yau Ma Tei et Mong Kok où nous assistons à des scènes bien vivantes de Hong Kong au gré des ruelles animées et marchés tels que le marché aux fleurs, le marché aux poissons rouges (pauvres bêtes attendant un maître dans de vulgaires petits sachets plastiques), bazars à « chinoiseries », etc.
En chemin nous croisons un certain nombre de restaurants ou magasins de nourriture qui nous offre une large palette des bizarreries que la nourriture locale compte, que nos âmes de globe-trotters ne nous donneront pas la force de tester : œufs de cent ans (heureusement l’œuf n’a pas été fermenté cent ans mais seulement (!) quelques mois, ce qui lui donne un intérieur qui tire sur le vert moisi au noir), méduses, serpents, chiens… Alors, que ceux qui pensent que nous ne sommes pas assez ouverts d’esprit viennent goûter ces spécialités locales avant de nous juger !
Heureusement la nourriture à Hong qui combine les différentes cuisines de Chine, peut se révéler délicieuse (noodles, congee ou épaisse bouillie de riz, rouleaux farcis, etc).
Enfin, l’essentiel est que nous nous en soyons sortis indemnes, Jéjé n’ayant pas été malade. Aucun risque pour Cathy d’avoir mangé du chien puisqu’elle mange végétarien depuis l’Inde ! En revanche, nous ne pouvons pas le garantir pour Jéjé…
Bon vous l’aurez compris, nous avons beaucoup apprécié la ferveur et la richesse de Hong Kong.
Nous vous donnons rendez vous dans quelques jours pour le récit de notre prochaine étape en Asie du sud-est : le Vietnam !
Nous vous embrassons bien fort,
Les Touritz
Incroyable Inde !
by Cathy & Jérôme on jan.15, 2010, under 07.INDE, CARNET DE ROUTE
L’Inde… Un vrai bouleversement, nous venons d’Australie, le changement est d’autant plus radical !
Nous arrivons en Inde avec de l’appréhension, quelques préjugés, en même temps qu’une certaine fascination. Nous ne savons pas trop quoi attendre de ce pays, quelles seront nos réactions, nous savons juste que ce pays ne va pas nous laisser indifférent, loin de là.
Nous sommes rassurés de constater que nous sommes bien attendus par les personnes de l’hôtel quand nous arrivons à l’aéroport à New Delhi à trois heures du matin !
Couchés à quatre heures du matin, accusant le décalage horaire, nous avons un peu de mal à émerger le lendemain, et la seule occupation de la journée sera d’aller à un pseudo office de tourisme pour planifier notre séjour en Inde, qui s’avèrera être une agence de voyage tenue par des gens qui n’inspirent guère confiance à Cathy ! De toute façon, nous sommes routards, donc nous allons nous débrouiller tous seuls à réserver nos billets de train et hôtels, non mais !
Et là, grosse désillusion, nous sommes en pleine haute saison… et une fois dans le bureau de réservation de la gare de New Delhi réservé aux touristes, après avoir réussi à comprendre le fonctionnement (il faut remplir des formulaires de réservation avec les numéros des différents de train, que nous ne savons pas comment trouver), après avoir fait deux heures de queue, nous nous rendons compte que la majorité des trains que nous souhaitons prendre… ne sont pas disponibles, malgré les quotas réservés aux étrangers, et que nous allons devoir revoir notre itinéraire. Une alternative serait de voyager dans la classe qui ne demande aucune réservation, qui consiste dans des wagons où les gens (les moins fortunés) s’entassent sur des bancs en bois… Nous ne nous en sentons pas encore capables, nous avons besoin d’un minimum de confort !
Surtout que la première approche avec l’Inde s’avère un peu, voire très difficile ! Delhi et sa pollution, sa circulation folle (voitures, rickshaws) sans règle visible, sa foule grouillante, ses mendiants, vieillards ou enfants, ses personnes mutilées, ses vaches, ses ordures jonchées sur les trottoirs, etc. La pauvreté et la saleté sont partout, et franchement nous nous demandons si nous allons réussir à s’y faire.
Sans même avoir vraiment eu le temps de visiter Delhi, nous la quittons très vite pour la province, où nous espérons des conditions plus favorables pour apprécier l’Inde. Notre itinéraire débutera par Agra, puis continuera par les principaux lieux du Rajasthan, avant de s’achever par Varanasi. Nous n’irons finalement pas dans le Sud de l’Inde, que beaucoup jugent beaucoup plus hospitalière que le Nord, car les distances à parcourir en train sont énormes et les billets d’avion sont extrêmement chers.
C’est ainsi que le 24 décembre matin nous nous retrouvons à la gare de New Delhi, direction Agra, où se trouve le célèbre Taj Mahal. La foule sur le quai, les mendiants, la vision des wagons en classe populaire avec les barreaux aux fenêtres, les bousculades pour rentrer dans le train… c’en est trop pour Cathy qui craque à peine à bord ! Finalement le trajet se passera bien, à discuter avec nos voisins de compartiment. Nous arrivons à Agra avec deux heures de retard et nous devons suivre une énorme queue (les Indiens sont en vacances), mais nous voyons enfin le Taj Mahal… Ce sublime mausolee de marbre blanc construit à partir de 1631 par l’empereur moghol Shâh Jahân fou de chagrin après le décès de sa femme favorite, alors qu’elle accouche de leur 14ème enfant. Le joyau le plus parfait de l’art musulman en Inde, d’une finesse incroyable, à tel point que de loin le Taj Mahal parait presque irréel. Voilà, quel magnifique cadeau pour noël que de contempler ce féerique mausolée !
Le réveillon de noël, nous le passerons donc à Agra dans une chambre d’hôtes tenue par une famille très gentille, à déguster l’excellente cuisine de la maitresse de maison. Réveillon sans famille, ni dinde, ni chocolat, ni musique, ni cadeaux, ni veillée tardive. Nous sommes au lit à 22h00, car de plus nous devons être à la gare le lendemain matin à 05h30 pour le train qui nous emmène à Jaïpur (il n’y avait pas de disponibilités pour des trains plus tard). On vous avoue qu’on a un petit coup au moral, et qu’on ferait bien un petit saut de puce pour retrouver la chaleur des soirées de noël avec nos familles !
A la place de ça, le 25 décembre, nous attendons dès 05h30 du matin le train qui mettra trois heures à arriver. Attente déprimante dans une gare glaciale… on a vu mieux pour le jour de noël ! Heureusement, nous faisons des rencontres sympathiques avec les Indiens, avec lesquels nous avons des discussions amusantes et agréables. Nous allons passer deux journées sympathiques dans la capitale du Rajasthan, la ville rose qui se révèle bien agréable, en compagnie de Tamar, une Israélienne rencontrée dans le train. Là, nous faisons connaissance petit à petit avec l’Inde, plus en douceur qu’à Delhi.
Nous aimons arpenter les petites ruelles de la vieille ville, très animées, où les gens nous saluent gentiment, où nous nous frayons un passage au milieu des vaches, des chèvres et des cochons en quête de nourriture (souvent les ordures). Il nous faudra une heure trente pour atteindre les 10 km jusqu’au Fort d’Amber, au nord de la ville, à cause de terribles embouteillages et après que le chauffeur de notre bus ait décidé de vider le bus, pour une raison qui nous est inconnue. Heureusement, nous sommes récompensés par la vue de cette imposante forteresse dorée s’étend fièrement au dessus de la vallée, qui est le terrain de jeu de très beaux singes.
Après Jaïpur, direction Jodhpur, la ville bleue, nommée ainsi pour les nombreuses maisons peintes dans un bleu indigo, et surnommée aussi la Sun City, où le soleil ne brille pas que 18 jours pendant l’année. La Forteresse de Merangarh, majestueuse, magnifique domine fièrement la ville, avec ses remparts ocres. La visite se révèle extrêmement intéressante, et nous apprenons un tas de choses sur la vie dans le fort à l’époque où les Maharajas l’habitaient encore, et plus généralement sur l’Inde, comme le système des castes, etc. Tout à l’intérieur du fort se révèle d’une grande finesse, les cours, les façades, les salles où le marbre domine. A Jodhpur, la vieille ville est bien sympathique, les gens nous disent bonjour, sans chercher forcément à nous vendre quelque chose, et nous assistons à un spectacle permanent dans le dédale des ruelles, où se multiplient les petites échoppes. Bon, on ne dit pas que c’est de tout repos, et nous vivons parfois un vrai parcours du combattant à éviter vendeurs ambulants de toutes sortes, les rickshaws (klaxonnant à tout tête), et vaches sacrées (larguant leurs offrandes chaudes et odorantes, par ci, par la, partout quoi!). Nous trouvons d’ailleurs beaucoup de similitudes avec le Maghreb : les couleurs, les ruelles où il se passe toujours quelque choses, les bazars où les vendeurs nous incitent à rentrer dans leurs magasins, la cuisine épicée, les femmes quasi absentes des magasins, hôtels et restaurants, les grappes de gamins qui s’accrochent aux touristes, l’appel à la prière des masquées (10% des Indiens sont musulmans), les hommes qui se tiennent la main, la poussière…
Nous n’osons pas trop prendre les gens en photo (d’autant plus que certaines personnes nous demandent de les prendre pour ensuite nous demander quelques roupies !), et nous ratons de nombreuses occasions de prendre des magnifiques photos des visages, des sourires, des petits métiers, des scènes de vie incroyables qui s’offrent à nous. Nous en réalisons tout de même quelques unes sympathiques…
En revanche, les Indiens, eux, ne se gênent pas pour prendre des photos… de Cathy ! Et oui, c’est original pour un touriste de se faire prendre en photo dans un pays que nous visitons, mais rien ne nous surprend en Inde ! Les femmes, viennent timidement demander si elles peuvent la prendre en photo, seule ou avec elles, c’est plutôt mignon ! Les hommes, eux, la prennent directement souvent sans lui demander, discrètement ou non… Jérôme en surprendra quelques uns par derrière avec Cathy en gros plan sur l’écran du téléphone alors qu’ils faisant semblant de prendre un paysage ou un monument… Nous aurions dû demander de l’argent à chaque photo, nous aurions pu financer notre séjour dans le pays !
Après quelques jours à Jaïpur, notre chemin se poursuit vers la petite ville de Jaisalmer, cette fois ci en bus (très matinal, nous sommes gelés, mais au moins nous sommes assis alors que des dizaines de personnes voyagent debout, ça nous rappelle la Bolivie). Nous sommes dans le Désert de Thar, tous proches du Pakistan.
A peine arrivés, nous apprenons que le petit hôtel que nous avions réservés n’est finalement pas disponible, nous sommes alors à la rue ! Nous décidons alors de partir dans le désert et d’y passer la nuit. Nous allons donc passer l’après-midi à dos de chameau dans ce désert assez plat, parsemé de quelques dunes, où nous allons apercevoir ça et là des antilopes.
Arrivés sur le lieu du bivouac, nous admirons le coucher du soleil sur les dunes. Après avoir dîné autour d’un feu la bonne nourriture préparée par nos gentils chameliers, nous nous couchons sur les matelas installés sur le sable, enveloppés de trois couvertures… Même pas froid ! Enfin presque… La nuit à la belle étoile restera inoubliable ! Lorsque nous nous réveillons, nous ne constatons aucune trace de pieds de tigre dans le sable, ou même de soldat Pakistanais, heureusement d’ailleurs, seulement des petites pattes d’oiseaux. Sans doute parce que nous sommes bien gardés par un chien du désert ! Nous repartons sur nos chameaux, pour retourner à Jaisalmer, ravis de notre « camel safari ».
De retour à Jaisalmer, nous ressentons un grand calme à déambuler dans cette ville, où très peu de voitures, rickshaws et mobylettes circulent (en revanche, les avions de chasse qui décollent de la base militaire sont très bruyants, c’est un peu inquiétant) ! Comme beaucoup de villes au Rajasthan, elle est dominée par un fort. A Jaisalmer, il est jaune, couleur du sable du désert qui entoure la ville. Nous arpentons les petites ruelles à l’intérieur du fort, un vrai labyrinthe, et visitons une des magnifiques havelis que compte la ville, des superbes demeures, presque des palais, contruits par les riches marchands à partir du XVIIIème siècle.
C’est ici que nous allons commencer l’année 2010, avec l’équipe adorable de notre hôtel qui a décoré le toit de l’hôtel. Bon repas, petit feu d’artifice, danse à l’indienne (qui consiste à s’agiter n’importe comment, pas forcément au rythme de la musique)… Très drôle !
Après la rose Jaïpur, la bleue Jodhpur, la jaune Jaisalmer, nous poursuivons et achevons notre périple du Rajasthan par la blanche cité d’Udaïpur, que nous atteignons pas deux interminables trajets en bus. On ne sait pas pourquoi, on ne se sentait pas trop prendre le bus direct… mais de nuit !
Udaïpur et son lac Pichola, où semble flotter le fameux Lake Palace, un hôtel mythique, magique le soir lorsqu’il s’illumine. Nous ne pourrons hélas y dormir (une nuit doit nous coûter l’équivalent de tout le séjour en Inde), mais nous l’approcherons en bateau pendant le coucher du soleil. Magnifique ! Sur les ghats (escaliers) du lac, des lavandières lavent le linge dans l’eau du lac, le battant avec des morceaux de bois.
Au petit matin, nous surprenons quelques hommes courageux se laver et se baigner dans les eaux du lac. Nous ignorons s’il ne s’agit pour eux que se laver, ou si la démarche a une quelconque signification mystique, en tout cas nous les trouvons courageux car il fait froid… et l’eau n’est pas des plus propres !
Nous allons visiter le City Palace, un incroyable édifice de marbre et granit, un vrai labyrinthe de cours, salons, escaliers… qui témoigne de la folie des grandeurs des différents maharanas (un grade encore plus élevé que le maharaja, la même différence qu’entre un duc et un baron) qui se sont succédés dans le palais.
Nous irons également regarder un spectacle de danses traditionnelles du Rajasthan dans une jolie haveli. A part ça, nous ne pouvons dire que nous sommes très dynamiques et nous apprécions de nous détendre, juste ne rien faire d’autre que se prélasser sur les terrasses à ciel ouvert avec vue sur le lac et le palais.
Rejoindre Delhi depuis Udaïpur nous aura causé beaucoup de soucis. En effet, afin d’éviter une nouvelle queue de deux heures à la gare (comme à Jaisalmer, pour ne pouvoir finalement réserver aucun des cinq billets que nous voulions, nous ne mettons pas moins de trois heures à réserver un billet de train sur internet, un vrai parcours du combattant ! Nous sommes en liste d’attente en 2ème classe… et après trois jours, nous réservons par sécurité d’autres billets dans une classe inférieure (non remboursables) au cas où nos billets ne sont pas confirmés. En montant dans le train, nous nous rendons compte que si nos billets ont bien été confirmés en 2ème classe… nous n’avons pas pour autant de siège/lit ! Un autre parcours du combattant avec le contrôleur du train, et finalement, c’est bon, nous pouvons dormir tranquilles ! Nous sommes censés arriver à Delhi à 06h30 du matin, après 12 heures de trajet. Cela nous prendra finalement 8 heures de plus, et nous arrivons à 13h00, soit plus de 20 heures de trajet pour parcourir un peu plus que 700 km ! Lorsque nous nous réveillons, la campagne indienne est en effet plongée dans un épais brouillard, et notre train avance à la vitesse d’une vache ! A cause de ce retard, aidés par une adorable famille indienne, nous devons annuler le billet d’avion que nous avions réservé pour Varanasi, à 14h50, en prenant une grande marge de sécurité. Nous sommes déçus de ne pouvoir se rendre à Varanasi (ou Benares), une des plus vieilles cités du monde, la ville sainte pour les Hindous, qui viennent faire leur ablutions dans le Gange pour se décrasser l’âme, ou y mourir en masse (car mourir à Varanasi c’est en finir avec le cycle infernal des réincarnations et atteindre immédiatement le nirvana), et décidons en conséquence d’avancer notre départ d’Inde. La famille indienne nous aide également à joindre British Airways qui gère nos billets, et nous réservons donc un billet pour Hong Hong le lendemain.
Notre séjour en Inde s’achève donc ainsi, dans Delhi plongé dans le brouillard, dans un hôtel bien glauque et sale… Un peu déprimant ! Nous allons visiter tout de même le très beau mausolée d’Humayun’s Tomb, construit en 1565 sur ordre de la veuve de l’Empereur moghol, qui servit très certainement de modèle au Taj Mahal.
Jérôme qui ne cesse de répéter que rien ne fonctionne en Inde (ou du moins, rien ne fonctionne du premier coup), avoue être ravi de quitter l’Inde… Tout est « trop » pour lui, et même s’il reconnait avoir aimé un certain nombre de choses en Inde, avoir vu de belles choses, apprécié la gentillesse et le sourire des Indiens, il a eu beaucoup de mal à absorber l’extrême misère qui y règne, le manque d’hygiène, la circulation débridée… Cathy se son côté, même si elle reconnait que l’Inde n’a pas toujours été une partie de plaisir, est beaucoup plus mitigée, et a finalement bien apprécié les 2 semaines et demie dans ce pays, qui nous aura tous les deux beaucoup marqués.
L’Indien moyen ne peut croiser un touriste sans lui poser les mêmes questions :
1/ “Hello, where are you from ?”. Si ça fait moins de 30 fois que tu as répondu à cette question dans la journée, alors tu réponds une nouvelle fois, ce qui génère alors une nouvelle question :
2/ “Where in France ? Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux ?”
3/ “How long in India”, première variante : “first time in India ?”, deuxième variante : “Do you like India ?”
4/ “Where do you go ?”. Ils sont bien curieux !
5/ Pour les plus audacieux : « are you married ? ». Puis éventuellement : « is it a love wedding » ?
Et souvent, comme nous savons que ces questions n’ont rien d’innocent, s’ensuivent :
6/ “Do you need a guide (ou hôtel… ou pashmina… ou rickshaw… les options sont sans fin). En général, le conducteur de rickshaw ne s’embarasse pas des questions 1 à 5 avant de nous aborder avec un « rickshaw sir !? », mais peut éventuellement nous les poser une fois que nous sommes installés à l’arrière.
L’indien moyen…
* L’Indien moyen ne sait pas conduire sa voiture, son rickshaw, sa moto, son vélo sans klaxonner SANS CESSE, et sans raser, voire foncer sur les piétons. Il ne contrôle rien, ni son véhicule ni sa vitesse (comme un enfant à qui on vient d’enlever les petites roues de son vélo).
* Il préfère crier au lieu de parler.
* Il ne sait pas faire la queue, et pense que les quelques centimètres laissés entre deux personnes dans une queue servent à s’incruster.
* Il n’a souvent aucune notion d’écologie. Comme il ne sait pas où jeter ses papiers et gobelets, alors ils les jette par terre.
* L’Indien moyen aime faire des bruits avec son nez et sa gorge, et est le champion du monde des crachats puissants et souvent colorés, qui te parviennent à quelques centimètres de toi.
* L’Indien moyen aime se promener dans la rue en tenant ses amis par la main.
* Il aime se teindre les cheveux ou la barbe en orange (du meilleur effet) et porter une ou deux boucles d’oreille. Il aime aussi les pantalons pattes d’eph’ sur ses longues jambes très fines.
* L’Indien moyen adore regarder, fixer les Occidentales, et se retourner sur elles. Il aime les prendre en photo, souvent de manière détournée, en feignant de photographier un monument par exemple.
La femme indienne…
* La femme indienne est en minorité dans son pays, contredisant la loi naturelle des naissances dans le monde.
* Elle n’aura été à l’école que dans 40% des cas, contre 60% pour les garçons.
* La femme indienne porte de jolis saris colorés, et se pare de jolis bijoux et boucles sur ses oreilles et sur son nez.
* Elle sourit timidement aux touristes, et aime se faire prendre en photo avec eux.
* Elle reste beaucoup a la maison sous l’autorité de son mari ou de sa belle-mère, à s’occuper du foyer, des enfants…
C’est avec beaucoup de tendresse que nous faisons ce portrait un peu caricatural des Indiens, mais pourtant bien proche de la réalité.
A très bientôt pour la suite de notre voyage à Hong Kong, puis au Vietnam ! En attendant nous vous embrassons tous bien fort, en espérant que vous survivez à la neige et au froid !
De la Grande Barrière de Corail à la Great Ocean Road
by Cathy & Jérôme on jan.04, 2010, under 06.AUSTRALIE, CARNET DE ROUTE
Après Sydney et le Centre Rouge nous poursuivons notre voyage au Pays d’Oz depuis Cairns, sur la côte est. Nous y retrouvons avec beaucoup de joie Chantal et Christian, les parents de Jérôme que nous n’avons pas vus depuis début septembre. Ca fait tout drôle de les revoir si loin, nous sommes en effet à environ 17.000 km de Paris ! Ensemble nous allons passer près de deux semaines à descendre 2500km en camping car la côte de Cairns à Brisbane, le long de la fameuse Grande Barrière de Corail, la plus grande du monde. Après les retrouvailles, nous nous installons dans notre camping car 6 personnes, de la marque Britz, donc tout à fait indiqué pour nous ! Nous passons notre première nuit dans un super camping au bord de la plage, C&C dans la couchette du fond, nous dans la capucine au dessus de la « cabine de pilotage ».
Le lendemain matin au réveil il fait déjà bien chaud, et on se dit que piquer une petite tête dans l’eau serait tout à fait adapté ! Sauf que là, première désillusion, les gens nous découragent de mettre ne serait-ce qu’un petit doigt dans l’eau, non à cause des requins (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas), mais des méduses qui sont présentes dans l’eau de novembre à mai ! Là vous pensez que nous ne sommes pas bien courageux, et que si on se fait piquer, on ne va pas en mourir ?! Et bien vous vous trompez, car dans ce pays où la nature est si hostile et qui détient les espèces animales les plus dangereuses du monde, la méduse « box jelly fish » est redoutable et ses tentacules qui peuvent atteindre huit mètres, arrivent à vous piquer et à vous injecter le poison dans le sang en quelques secondes… Vingt minutes plus tard, vous êtes mort ! Nous apprenons également qu’au nord du pays, il n’est pas impossible que nous croisions de charmantes bêtes dans l’eau, en l’occurrence des crocodiles d’eau salée (nous pensions que les crocodiles ne se trouvaient que dans les eaux douces), à fortiori mangeurs d’hommes ! Décidemment très hospitalier ce pays… La crainte des z’animaux en tous genres, en particulier les méduses va nous poursuivre durant tout notre périple, et malgré les filets de protection mis en place sur les principales plages et la présence des sauveteurs, nous nous baignons très timidement. C’est trop frustrant, l’eau avoisine les 27°, et Cathy – la Bretonne qui ne se baigne pas dans une eau en dessous de 20°- retourne vite sur la plage après avoir fait quelques brasses, trop stressée ! Heureusement tous les campings où nous allons séjourner sont équipés de superbes piscines, où nous pouvons nous baigner en toute sécurité.
Avant de descendre le long de la côte, nous allons la remonter le long de superbes plages jusqu’à la station balnéaire chic de Port Douglas où se trouve la très belle plage de 4 miles, un long croissant de lune doré bordée de part et d’autre par une mer très bleue et des cocotiers.
Nous ne nous contentons pas de la côte, et allons dans l’intérieur des terres qui regorge de rain forests (forêt tropicale ou jungle), rivières et cascades, comme les Crystal cascades et Mossman Gorges. Jérôme et ses parents vont d’ailleurs se rafraichir dans les eaux tranquilles des rivières. Il faut dire que le climat tropical qui y règne est parfois lourd à supporter ! Sans compter que presque partout où nous allons, nous sommes assaillis par les mouches ou les moustiques, une vraie plaie dans ce pays ! Les mouches nous collent, elles sont partout, et ont même une fâcheuse tendance à essayer de rentrer dans le nez, les yeux, les oreilles… Lors d’une promenade dans une rain forest, nous croisons quelques Aborigènes, tristement affligeants car complètement saouls, ce qui confirme les problèmes qu’ont les Aborigènes avec l’alcool, sans doute laissés pour compte de la société, même si après des années de brimade, leur situation s’est beaucoup améliorée.
Dans la petite ville coloniale de Townsville, nous allons visiter l’Aquarium HQ, qui a la particularité d’avoir réussi à reconstituer l’écosystème de la barrière de corail et où le corail parvient à se renouveler. Il faut dire que la grande Barrière de Corail nous la longeons, mais ne pouvons pas la voir depuis le continent, car au plus proche elle se trouve à 30 km de la côte. Les différents aquariums nous permettent d’apprécier l’immense richesse des fonds sous-marins, en particulier la faune, une multitude de poissons, requins, tortues, etc., de toutes tailles et de toutes couleurs. Nous pouvons même enfin voir la fameuse Box Jellyfish, qui nous empêche de nous baigner où bon nous semble ! Comme son nom l’indique son corps translucide est cubique, d’où s’échappent de longs et fins filaments.
L’un des soigneurs de l’aquarium, Alain le frenchie de l’équipe, propose à Cathy d’aller nourrir des bébés requins ! C’est ainsi que nous nous retrouvons tous les quatre dans les coulisses de l’aquarium où se trouve un bassin où nagent en effet des bébés requins et une grosse tortue. On n’ira pas dire qu’ils sont mignons quand ils sont petits, ce sont des requins quand même, même si ceux-là sont à priori inoffensifs pour l’homme ! Chantal et Cathy faire bien attention de ne pas tomber à l’eau en même temps que les bouts de poisson et seiche dans un geste trop brusque, histoire de ne pas leur offrir un déjeuner plus conséquent… Cet aquarium a aussi la particularité d’abriter un hôpital pour tortues, et le soigneur français nous explique qu’ils soignent les tortues sont en général ramenées par des pêcheurs. Ces tortues sont victimes de la pollution laissée par les hommes après qu’elles aient ingéré des sacs plastiques flottant dans l’eau, les confondant avec des méduses. Nous suivons les conseils du soigneur qui nous indique où trouver des kangourous… et enfin nous les voyons, nous qui commencions à être désespérés ! Trois kangourous (ou wallabies, nous faisons difficilement la distinction) que nous apercevons assez furtivement à la tombée de la nuit dans des sous-bois. Ils nous fixent avant que de s’enfuir par de grands bonds si nous nous approchons trop ! Les kangourous que nous verrons dans les prochains jours… seront malheureusement tous morts, renversés par des voitures…
Depuis Townswille nous nous embarquons également pour la très belle Magnetic Island. Nous commençons la journée par la randonnée du Fort, qui a d’ailleurs un petit rôle durant la 2nde Guerre Mondiale. Nous sommes entourés d’eucalyptus, l’arbre dont se nourrit le koala, et qui contient une substance nocive pour lui, qui explique la raison pour laquelle il dort la majorité de son temps, (soit environ 80%, le reste du temps, il mange ou joue). En gros, le koala est drogué ! Et soudain, surprise, Chantal repère une petite boule grise dans l’arbre… et oui, c’est bien ça ! Un petit koala endormi, ses griffes entourant le tronc, les fesses calées par une branche… Un vrai nounours, tout doux ! Notre petit 0,5% comme nous le surnommons (puisqu’il n’y aurait à priori que 200 koalas sur l’ile) ne semble absolument pas perturbé par notre présence, ouvrant l’œil à peine plus de deux secondes… Ravis de notre découverte, nous passons le reste de la journée à visiter les très belles plages de l’île.
Après Townsville, nous continuons de descendre le long du Pacifique, jusqu’à la ville très touristique d’Arlie Beach, où nous allons nous prélasser dans le lagon artificiel de 400 mètres de long. Ici, pas de requin ni méduse ! Arlie Beach est très fréquentée car elle est le point de départ de nombreuses excursions vers la Grande Barrière de Corail, et également les fameuses îles de rêve des Whitsundays. Malgré les plans, nous n’accosterons pas sur une des îles de Whitsundays, nous ne ferons que les apercevoir du bateau qui nous emmène sur une plateforme de plongée située en plein Pacifique, à proximité d’un superbe récif de corail. Avec Christian nous allons passer quelques heures à explorer les fonds en snorkelling (masque tuba). Après un premier petit stress lié au fait que nous sommes entourés de méduses, qui finalement s’avèrent inoffensives (de plus nos combinaisons sont censées nous protéger), nous nous régalons de ce que nous voyons dans l’eau. Outre les poissons d’une grande variété, nous voyons des coraux multicolores, magnifiques.
La journée s’achèvera en beauté, quelques mètres sous l’eau, car nous avons décidé de nous offrir une plongée sous-marine. Hyper (trop ?) encadrée, mais superbe ! Il s’agit même d’un baptême de plongée pour Christian, qui ressort ravi de l’expérience. Pendant ce temps, Chantal ne rate pas le spectacle, bien au sec dans les bateaux (bateau à fond plat et bateau immergé)…
Après Arlie Beach, nous continuons notre longue route, où avec de longs passages dans des zones rurales plantées de cannes à sucre et bananiers. C’est l’Australie rurale, avec des champs à perte de vue, et par ci par là des villages ou maisons isolées. Nous passons le Tropique du Capricorne sans même nous en rendre compte, ne trouvant pas la borne qui l’indique.
Tout au long de notre périple en camping car nous apprécions de prendre des pauses dans la nature où au bord des plages. Ce qui est très appréciable, c’est qu’absolument partout nous trouvons des barbecues à gaz en libre service. Les Australiens ont vraiment pensé à tout !
Lors de notre long voyage (2500 km), nous allons également beaucoup apprécier Fraser Island, la plus grande île de sable au monde. Si nous n’avons pas la chance d’être autonomes, nous sommes en effet dans un bus 4×4 conduit par « Captain Kangourou », au moins nous ne passerons pas notre journée à désensabler la voiture. D’ailleurs, nous serons bloqués à plusieurs reprises dans les chemins, à cause de voiture ensablées.
Fraser Island est une île tout simplement magnifique, où nous serions bien restés quelques jours… Ici, pas de terre, tout pousse sur le sable, il y a d’ailleurs beaucoup de végétation, des superbes forêts tropicales, où poussent les arbres les plus grands du monde. Nous n’avons vu que peu de l’île mais nous avons apprécié la 75 miles beach, une superbe plage de 120 km, qui a la particularité d’être à la fois une plage, une autoroute (nous la parcourons en véhicule), et une piste d’avion du monde (des avions de tourisme y décollent). C’est en gros la seule autoroute du monde sur laquelle on est libre de poser sa serviette ou y faire un barbecue ! En revanche, encore une fois il n’est pas recommandé de s’y baigner à cause des requins qui y rôdent…
L’île compte également des magnifiques lacs, comme le sublime Lac Mac Kenzie, un lac d’eau acide au PH de 4.7, dans lequel aucune vie n’est possible. Nous allons donc adorer nous prélasser dans cette eau de rêve, d’une pureté et d’une limpidité incroyables, et qui plus est d’une température parfaite. Le rêve… que nous quittons tous les quatre à regret !
Après Fraser Island nous allons doucement descendre la Sunshine Coast (la mal nommée car nous avons eu de la pluie).
Ici plus de méduses, et Jérôme et son père peuvent se baigner une dernière fois, sans crainte cette fois-ci (enfin ils ne s’éloigneront pas trop du bord quand même, on ne sait jamais !)… C’est ensuite, à Brisbane, que nos routes se séparent, Christian et Chantal rentrant à Paris, et nous volant vers Melbourne.
Nous remercions Christian de nous avoir bien conduits, et Chantal pour ses bons petits plats… Bon, ce n’est pas pendant ces 2 semaines que Cathy aura perdu les kilos pris en Argentine ! Nous avons bien mangé, et bien bu… D’ailleurs les Australiens ne plaisantent pas avec ça, et heureusement pour lui, Christian a affiché un triple zéro lorsqu’un policier lui a demandé de souffler dans le ballon (le premier jour où n’avions pas pris d’apéritif à midi, un comble en vacances !). Nous remercions les parents de Jérôme d’avoir parcouru tant de kilomètres pour nous rejoindre, nous avons été heureux de faire un petit bout de chemin à leurs côtés…
C’est tous les deux que nous nous retrouvons à Melbourne, où nous attend le petit van de location que nous avions loué. Heureuse surprise, nous sommes upgradés, et on nous attribue un superbe petit van très bien équipé, notre mini maison pendant une semaine, dans lequel nous allons bien nous plaire.
Nous quittons immédiatement Melbourne direction la Péninsule de Mornington, avec ses vignes, ses maisons cossues (souvent des maisons secondaires des Melbourniens), et ses cabanes colorées sur la plage. Nous dormons le long de la plage, et nous nous rendons vite compte que le temps n’est pas le même que durant les semaines précédentes, quand nous étions plus au nord. En effet les soirées et les nuits sont très fraîches, et nous qui avions bien rigolé lorsque nous avons vu le chauffage pendant l’état des lieux, avons finalement bien été contents de l’allumer quelques soirs !
Le premier matin nous prenons le bateau direction la ville balnéaire de Queenscliff, où nous allons par hasard tomber sur l’arrivée de la première femme à avoir fait l’exploit de faire le tour de l’Australie en kayak en… 11 mois ! (En réalité, elle a pagayé environ 14.000 km sur les plus de 25.000 km de côtes que compte l’Australie) Une folle furieuse ! Son kayak garde les marques de morsures d’un requin qui s’y attaqué.
De là, nous nous rejoignons la Great Ocean Road, sans doute la route la plus mythique d’Australie, mondialement connue. Une route sublime, avec sa côte déchirée, ses falaises, ses belles plages, ses criques, ses vallées verdoyantes où paissent tranquillement des vaches, ses forêts tropicales, ses villages colorés, etc.
La route débute par la ville de Torquay, la ville la plus connue d’Australie pour le surf, et sa célèbre Bells Beach. Dommage, Jérôme qui avait regretté de ne pas s’initier au surf au Brésil, ne se lancera pas sur la Surf Coast. Serait-ce lié à une petite peur des requins (surtout que les médias relatent qu’un pêcheur a vu la veille un requin blanc, non loin de là !) ? Nous continuons de suivre la côte, magnifique et très escarpée jusqu’à Apollo Bay.
En chemin nous faisons un petit détour pour le terrain de golf de Lorne, réputé pour ses kangourous qui y résident.
Avant de nous installer pour la nuit, nous suivons les conseils de l’office du tourisme de Queencliff qui indique un petit chemin à parcourir sur 500 mètres où nous avons des chances de voir des koalas. Ce n’est en effet qu’en redescendant le chemin, déçus de n’avoir rien vu que nous allons enfin voir notre premier koala (qui est en fait notre deuxième, pour ceux qui suivent !). Un peu plus loin, nous apercevons d’autres, qui prennent la pose ou nous font partager leurs cris assez particuliers. Le van étant en plein milieu du chemin, Jérôme décide de le garer sur le bas-côté sans allumer le moteur car nous sommes en descente. Cathy est tranquillement sur le chemin en train de photographier les koalas quand elle se rend compte que Jérôme est en train de foncer sur elle, en klaxonnant à tue tête, lui faisant signer de s’écarter ! Elle a tout juste le temps de s’écarter du chemin, et le van commence soudain à freiner par à-coups dans un bruit fort métallique. Enfin, à quelques mètres du virage en épingle le van s’arrête et Jérôme en sort tout blême. Ce qui s’est passé c’est que le frein n’a pas fonctionné car le moteur n’était pas allumé (boîte automatique), et que le frein à main n’étant pas un frein à main ordinaire, il n’a pas eu le réflexe de s’en servir ! Jérôme a réussi à l’arrêter en mettant la position « parking ». C’est franchement super mal fichu ! Heureusement, malgré les bruits inquiétants lors du freinage, le van ne semble rien avoir, nous en avons juste été pour une grosse frayeur. Au mieux, Jérôme aurait pu se prendre un talus, au pire écraser sa femme !
Le lendemain, sur le chemin qui nous mène au très beau phare de Cape Otway, nous revoyons pleins de koalas… en toute sécurité cette fois ci ! Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils sont détendus ! Certains prennent même la pose devant nos objectifs, des vraies stars !
Le phare est le plus ancien d’Australie (il date de 1848) et surplombe fièrement de 80 mètres l’Océan. Bon on passera sous silence le fait qu’on ait un peu resquillé l’entrée…
Tout au long de cette magnifique Great Ocean Road, le parc national de Great Otway nous invite à quitter la côté pour des petites incursions dans la nature, d’une beauté remarquable et d’une grande diversité. C’est ainsi que nous apprécions la fraicheur des forêts tropicales, aux arbres et fougères géants.
La Otway Fly Tree Top Walk nous permet même de nous donner de nouvelles perspectives en nous permettant de monter les passerelles jusqu’au sommet des arbres qui peuvent atteindre plus de 100 mètres de haut.
Nous arrivons en fin d’après-midi aux mythiques 12 Apôtres, ces fameux gros rochers (jusqu’à 45 m de haut) émergés de la mer. Les 12 Apôtres ne sont en fait plus que huit, les quatre autres s’étant écroulés. La côte est ici très escarpée et la mer vient se jeter contre les falaises. Dommage, la fin de journée n’est pas très ensoleillée, et nous ne voyons pas le soleil se coucher et répandre sur les rochers de belles couleurs chaudes (en bref, ce fut un coucher de soleil… sans soleil !). La vue est tout de même magnifique.
Curieux de connaitre la raison pour laquelle certaines personnes restent sur la plateforme bien que le soleil ait disparu, nous patientons et c’est ainsi que nous avons la surprise de voir arriver sur la plage des petits manchots (appelés pingouins en Australie), qui débarquent par vague par dizaines après avoir été ballotés par la mer. Spectacle magique !
Le troisième jour, mauvaise surprise, la pluie est de la partie et ne va cesser de la journée. Elle va donc mettre à l’eau (remarquez le jeu de mots !) les randonnées prévues sur les plages de la côte des naufrages (des dizaines de bateaux gisent au fond de l’eau ou sur les plages). Dommage car la côte est vraiment superbe, avec des sites fabuleux comme la Bay of Martyrs, the Arch, London Bridge, que nous allons voir brièvement sur les plateformes car nous sommes trempés par la pluie battante.
Nous traçons donc la route jusqu’à nous arrêter sur le parking de la station BP, juste devant l’entrée du Mac Donald’s pour profiter du wifi gratuit ! Nous allons y passer quelques heures à mettre à jour notre blog, depuis le van, puis dans le Mac Do même, car on a super froid ! Journée inoubliable, vous l’aurez compris. Nous arrivons en fin de journée dans le pittoresque village de Port Fairy, avec son port et ses magnifiques plages, qui marque la fin de la Great Ocean Road. Nous quittons Port Fairy le lendemain après-midi pour l’intérieur des terres direction le Parc National des Grampians.
Nous allons passer deux journées dans le Parc à randonner sur les sentiers, monter au sommet des falaises, admirer les chutes d’eau et les panoramas magnifiques. Un vrai oasis vert et reposant, un concentré de nature, où nous aurons la chance de voir toutes sortes d’animaux, oiseaux, émeus, kangourous, etc.
Après une petite semaine passée à sillonner la Great Ocean Road et le Parc des Grampians, où les paysages sont somptueux, il est hélas temps de retourner à Melbourne… Nous nous arrêtons une nuit à Ballarat et sa magnifique architecture coloniale classique, qui reflète bien la prospérité générée par la découverte de l’or dans la région à partir du 19ème siècle.
Nous arrivons en fin d’après-midi à Melbourne, et n’avons que très peu de temps pour la visiter. Dommage car selon les dires de beaucoup c’est une ville magnifique… Ca nous fera une excuse pour y revenir une prochaine fois ! Le lendemain matin, nous volons pour Sydney, où nous prenons un autre vol direction New Delhi (via Hong Kong).
Nous quittons à grand regret l’Australie, où nous avons passé un mois fabuleux, vu des paysages magnifiques, découvert de nombreux animaux et apprécié ses habitants.
L’Australien moyen nous apparait d’ailleurs comme un mélange d’Américain et d’Anglais en version édulcorée et améliorée. En somme, les Américains en moins agaçants, les Anglais en plus distingués.
Les Australiens, comme les Américains aiment le sport, le barbecue, les grosses voitures de sport flashy ou les 4×4, les cheveux décolorés, les dents blanches, les « how are you doing today » sans attendre de réponse, les plats salés pleins de sucre…
Ils ont en commun avec les Anglais le goût de la bière, les pubs, le thé, le rugby, le cricket, les horaires de travail allégés, les robes de soirée pour aller au pub, la conduite à gauche, les cheveux roux, la politesse, le flegme…
On ne sait pas pourquoi, mais on se dit que l’Indien moyen aura finalement assez peu de point communs avec l’Australien… A suivre dans un prochain article !